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Le BAIL veut un code du logement provincial

par Vildana Lelic
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Article mis en ligne le 13 mai 2009 à 14:15
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Le BAIL veut un code du logement provincial
Jonathan Carmichael et Marie-Michelle Loubier, tous deux intervenants du logement au BAIL, ainsi que Christine Dumas, militante au BAIL et photographe pour le projet, souhaitent un code du logement provincial. (Photo Marie-Michelle Gagné)
Le BAIL veut un code du logement provincial
C’est sur le parvis de l’église Saint-Roch que le Bureau d’animation et d’information du logement du Québec métropolitain (BAIL) a exposé aujourd’hui sa série de photos illustrant le piètre état intérieur des logements de la ville de Québec. L’organisme cherchait ainsi à illustrer la réalité vécue par les locataires et surtout à démontrer l’urgence d’adopter un code provincial du logement.
Le Code, une réglementation qui existe déjà dans sept municipalités au Québec incluant la capitale nationale, a pour but de s’assurer de la sécurité et du bon état des immeubles locatifs. Le non-respect des mesures prévues par le Code peut aussi entraîner une amende qui sera imposée au propriétaire fautif.

Selon Marie-Michelle Loubier, intervenante du logement au BAIL, ces amendes devraient cependant être plus salées. «Pour une première infraction, on demandera au propriétaire de débourser seulement 200 $. Selon nous, les montants sont ridicules», juge celle qui est à l’origine de l’idée du code à l’échelle provinciale.

D’ajouter Marie-Michelle Loubier, qui reçoit des centaines d’appels par jour de personnes se plaignant de l’état de leur appartement, les locataires hésitent à réagir. «Les gens ne connaissent pas leurs droits et c’est ça qui crée une sorte de régime de terreur. Ils ont peur de se défendre par crainte de se faire mettre à la porte. Ils veulent éviter les conflits.»

Mme Loubier suggère aux personnes se trouvant dans cette situation de consulter le BAIL avant de se présenter à la Régie du logement de Québec. «On va examiner le tout et leur donner des outils en préparant un dossier complet», explique-t-elle.

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