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Fuite annuelle de 550 000 passagers vers l’aéroport Trudeau

Luc Fournier par Luc Fournier
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Article mis en ligne le 12 mai 2009 à 14:34
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Fuite annuelle de 550 000 passagers vers l’aéroport Trudeau
L’achalandage, à l’Aéroport international Jean-Lesage, a cru de 17% en 2008 par rapport à 2007. (Photo archives Québec Hebdo)
Fuite annuelle de 550 000 passagers vers l’aéroport Trudeau
En conférence ce midi au Château Frontenac, le pdg de l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec, Pascal Bélanger, a fait état des progrès considérables de l’aéroport dans les dernières années. La roche dans le soulier demeure toutefois la compétition avec l’Aéroport Pierre-Elliot Trudeau, qui récolte chaque année 550 000 passagers situés dans la région de Québec ou dans sa zone de rayonnement.
M. Bélanger croit d’ailleurs que le manque d’information qu’ont les gens de la région sur les vols internationaux joue pour beaucoup dans le choix des passagers d’opter pour Montréal pour le décollage.

Car beaucoup de ces vols se sont ajoutés relativement récemment, comme pour Chicago. En fait, depuis 2000, les vols intérieurs ont quadruplé, passant de 10 à 40 par jour, les vols transfrontaliers (en direction des États-Unis), ont passé de 2 à 8 et les vols internationaux de 4 à 35. Et plusieurs voyageurs ne seraient pas au courant de ces nouvelles destinations.

Toutefois, les départs en partance de Québec sont souvent plus chers que ceux en partance de Montréal, et c’est ce qui pousse certains voyageurs à prendre l’avion à l’autre bout de la 20.

C’est ainsi que la venue de nouveaux transporteurs est bénéfique pour la compétition, et en fin de compte, pour le prix des billets. Car si trois transporteurs offrent le même vol en partance de Québec, l’effet monopolistique s’estompe.

Et s’ajoutent justement de nouveaux transporteurs fréquemment. «Il y a un buzz autour de notre ville. Les transporteurs veulent venir ici.»
Des projets en branle
L’aéroport est d’ailleurs à la veille de signer une entente avec l’Union européenne qui devrait lui permettre d’ajouter des vols directs en direction de la France et de l’Angleterre.

La présence d’un poste de dédouanement est aussi dans les projets à moyen terme. «Trois à cinq ans», estime le pdg. Cela permettrait de simplifier l’arrivée des voyageurs dans les villes américaines et d’ouvrir de nouvelles possibilités de destinations transfrontalières. Pour cela, il faut «faire connaître le potentiel de la ville», souligne M. Bélanger. Le coût d’un tel poste est évalué à 55 M$.

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