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Québec Hebdo
Harvey et Ski de fond Canada en arrivent à un compromis
Sportcom – Entre deux et quatre, Alex Harvey et Ski de fond Canada ont statué pour trois. Harvey participera donc à trois des quatre camps d’entraînement prévus pour l’équipe nationale et ainsi, il demeure un membre à part entière de l’équipe A.
Arrivé de vacances dans la nuit, le fondeur de Québec était un peu éberlué par la tournure des événements. «Je n’avais pas l’intention d’en faire un débat public», a indiqué Harvey lors d’une conférence téléphonique convoquée par sa fédération nationale. «Cela aurait dû être réglé à l’interne. Je pense que le fait d’avoir les Jeux chez nous et parce que ça concernait un athlète qualifié, ç’a probablement amplifié le débat. Du moins, c’est ce que je pense.»
Le débat étant, si on résume, qu’Alex Harvey ne voulait pas participer à deux des quatre camps prévus au programme dont le premier commence dans quelques jours à peine. Harvey ira donc à celui de Vernon, en Colombie-Britannique, mais il a eu droit de conserver à son horaire le camp sur neige en Autriche qui s’inscrit dans le programme mis sur pied par son entraîneur Louis Bouchard pour les fondeurs du Centre d’entraînement Pierre-Harvey. L’équipe profite de ce camp en octobre pour tester des skis et faire ses premiers entraînements sur neige, tandis que l’équipe nationale sera sur skis à roulettes à Mammoth Mountain, en Californie.
Stéphane Barrette, anciennement de la Fédération québécoise de ski de fond et maintenant bras droit du directeur haute performance Tom Holland, à Ski de fond Canada, reconnaît que la solution a été un peu obligée en raison de l’ampleur du débat. «Je ne dirais pas que ça nous a forcés à changer notre fusil d’épaule puis qu’on fait un compromis qu’on n’aurait jamais voulu faire au départ, mais c’est clair qu’il a fallu réagir. Cela a prouvé la nécessité de régler ce dossier-là une fois pour toutes.»
Une fois pour toutes en 2010, parce que le débat pourrait resurgir en 2011. Barrette avoue cependant que le programme sera actualisé en prévision du prochain cycle olympique. « L’année prochaine est une autre année. Est-ce que la formule actuelle va être reconduite comme telle ou est-ce qu’il y aura des changements d’ordre philosophique, tout ça reste à voir. »
Chose certaine, l’entente permet à Alex Harvey de se préparer la tête en paix pour les Jeux olympiques de Vancouver et de faire ce qu’il fait de mieux, soit laisser parler ses performances.