Le premier ministre Charest veut s’entendre avec l’Union européenne d’ici 2010 en ce qui a trait à la mobilité des travailleurs. Il a d’ailleurs montré son enthousiasme face à la tenue éventuelle des Jeux olympiques d’hiver à Québec. (Photo Luc Fournier)
Un nouvel amphithéâtre et les Jeux olympiques en 2022... rien de moins
Jean Charest devant les visionnaires québécois
À l’occasion de la journée Vision 2025 organisée par la Chambre de commerce de Québec aujourd’hui, le premier ministre Charest voit dans sa boule de cristal que Québec célèbrera, dans 16 ans, «le succès des Olympiques d’hiver de 2022 de Québec». Rien de moins.
Dans une allocution donnée devant des gens d’affaires et «visionnaires» québécois, le premier ministre du Québec, Jean Charest, semblait bien ambitieux pour l’avenir de la ville. Continuant sur cette vision d’un éventuel bilan des Jeux olympiques, il a même fait référence à une partie de hockey mémorable dans le nouvel amphithéâtre de Québec, un clin d’œil évident au promoteur Mario Bédard, présent lors de ce diner-conférence.
Entente transatlantique
Le premier ministre a surtout pris soin d’expliquer sa volonté d’accroître les liens du Québec avec le vieux continent. Faisant référence à l’annonce d’aujourd’hui du premier ministre Harper, qui lance des négociations entre le Canada et l’Union européenne, Jean Charest a dit vouloir faire du Québec «la porte d’entrée des Amériques pour les Européens».
Concernant la mobilité des travailleurs et la reconnaissance mutuelle de leurs compétences des deux côtés de l’Atlantique, le premier ministre a d’ailleurs nommé Pierre-Marc Johnson pour négocier, d’ici 2010, l’ensemble des ententes pour la centaine d’emplois visée par cet échange de professionnels. À l’heure actuelle, une quinzaine d’ententes ont été réalisées.
Mais les négociations menées par le Québec dépassent la simple mobilité des travailleurs. Des ententes entre les universités, concernant entre autres l’environnement et la culture, pourraient aussi favoriser les échanges de cerveaux, ou à tout le moins d’idées.
Une entente de coproduction, dans le domaine cinématographique est aussi dans la mire de Jean Charest, qui désire ainsi mousser cette industrie au Québec.