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L’abordabilité résidentielle en forte hausse partout au pays

La baisse des prix et des taux hypothécaires en cause

Article mis en ligne le 7 mai 2009 à 5:00
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L’abordabilité résidentielle en forte hausse partout au pays
Tableau 1.
L’abordabilité résidentielle en forte hausse partout au pays
La baisse des prix et des taux hypothécaires en cause
L’Indice d’abordabilité Desjardins (IAD) a fortement progressé au Canada au premier trimestre de 2009. Il a fait un bond considérable de 14,3 points, pour atteindre 136,0. Ainsi, la marge de manoeuvre des ménages canadiens s’est largement améliorée au dernier trimestre puisque le revenu disponible moyen excédait de 36,0 % le revenu exigé par les prêteurs hypothécaires pour financer l’achat d’une résidence au prix moyen.
Pour la première fois depuis le troisième trimestre de 2005, l’IAD a surpassé sa moyenne historique. Cette amélioration a résulté des nouvelles baisses de prix, soit de 1,5 % en regard du trimestre précédent, et du repli des taux hypothécaires qui a permis d’alléger les paiements mensuels des propriétaires.

Actuellement, les taux affichés pour un terme de un et de cinq ans affichent un recul de 150 points de base par rapport aux niveaux affichés au début du mois de janvier. Bien que la détérioration de l’économie laissera sa marque sur le marché de l’habitation cette année, la remontée de l’abordabilité atténue les craintes d’un profond marasme.

L’IAD s’est également inscrit à la hausse au Québec au premier trimestre de 2009. Bien que le marché soit demeuré peu abordable, l’indice était de 147,2, se rapprochant ainsi de sa moyenne historique (154,3). La province a profité de la diminution des taux d’emprunt, mais le prix moyen des maisons a enregistré une augmentation trimestrielle de 0,8 %, pour atteindre 211 555 $.
Ailleurs au pays
En Ontario, le prix moyen des propriétés a poursuivi sa baisse, soit de 0,1 %, pour atteindre 288 894 $. Ce troisième recul trimestriel consécutif a contribué à ramener l’IAD au-dessus de sa moyenne historique pour la première fois depuis 2005. Le revenu disponible moyen des ménages dépassait de 37,9 % le revenu de qualification pour l’achat d’une résidence, contre 30,6 % historiquement. L’amélioration de l’abordabilité en Ontario arrive à un bon moment pour le secteur résidentiel déjà fortement ébranlé par la récession. Malgré la solide hausse de l’abordabilité partout au pays, un redressement du marché de l’habitation ne pourra survenir tant que le marché du travail continuera de se détériorer.

Vancouver a enregistré une augmentation substantielle de 21,1 points de l’IAD au premier trimestre de 2009. L’assouplissement des taux d’emprunt a allégé les mensualités hypothécaires des ménages. De plus, le prix moyen des propriétés est passé sous la barre des 500 000 $ au premier trimestre de 2009. En effet, une maison se transigeait autour de 488 046 $, une baisse trimestrielle de 15,3 %.

À Calgary, l’IAD a gagné 16,9 points par rapport au trimestre précédent, pour atteindre 151,6. Cette ville de l’Ouest n’a pas encore rejoint sa moyenne historique fixée à 168,9, bien que le prix moyen ait diminué de 2,8 % au dernier trimestre. En somme, le marché de l’habitation devient plus abordable dans l’Ouest canadien après plusieurs années de surchauffe. Cette situation permettra de tempérer la chute du secteur résidentiel provoquée par la contraction de l’économie.
Régions du Québec
La baisse des taux hypothécaires a entraîné un accroissement généralisé de l’IAD dans les RMR du Québec. Toutefois, les prix encore élevés, d’un point de vue historique, maintiennent certains marchés dans une situation peu abordable.

L’IAD s’est chiffré à 136,7 à Sherbrooke au premier trimestre de 2009, soit une forte hausse de 17,2. Cette amélioration est attribuable au repli trimestriel de 4,0 % du prix moyen des propriétés, qui a porté celui-ci à 180 162 $.

À Trois-Rivières, l’IAD a augmenté principalement en raison du recul des taux d’emprunt, atténuant ainsi l’effet de la hausse trimestrielle de 1,7 % des prix des résidences. Ce marché n’est plus qu’à 2,4 points d’écart sous sa moyenne historique.

L’IAD a enregistré une progression respective de 11,6 et de 13,6 points à Montréal et à Québec au premier trimestre. Toutefois, le marché demeure à surveiller, en raison des hausses de prix. La majoration trimestrielle a atteint 0,5 % à Montréal (260 243 $) et 1,4 % à Québec (201 227 $).

Le marché demeure peu abordable à Saguenay. La croissance trimestrielle encore très soutenue des prix, soit de 12,4 %, a limité l’augmentation de l’IAD à 2,4 points.

À Ottawa-Gatineau, l’indice a rejoint sa moyenne historique, pour se fixer à 156,7 au premier trimestre de 2009.

* (Source : Études économiques Desjardins)

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