Pascale, Sophie, Maxime et Camille, malgré leur jeune âge, ont une maturité musicale qui étonne. (Photos Mylène Tremblay Poulin)
Standing Waltz : un vent de jeunesse
Le jeune groupe de Québec Standing Waltz lançait mardi son premier disque (Non-Sens), un essai énergique et d’une facture impressionnante qui arrive dans les magasins trois ans après la sortie de leur maxi, Plastic Spoons and Breeding Butterflies, chaudement accueilli par les critiques.
Pourtant, les membres de Standing Waltz n’ont rien de vieux routiers expérimentés. Âgés de seulement 15 et 16 ans, ils lancent ainsi un album qui n’a rien à envier au son des groupes des grandes étiquettes.
C’est que le groupe a longuement mâché et remâché ses compositions, qu’il peaufine depuis ses tout débuts. «On est vraiment reconnu pour retravailler nos chansons souvent», souligne Maxime, le bassiste et seul représentant masculin du groupe. «Il y a des tounes qui ont eu cinq refrains différents», de renchérir Camille, la voix principale, qui se charge aussi de la guitare.
Beaucoup de travail acharné, mais un résultat plus que probant. Réalisé par Jean-Pierre Mercier, avec qui le groupe a eu une belle chimie tout au long de l’automne, les jeunes d’un peu partout à Québec, dont Duberger et L’Ancienne-Lorette, ont passé bien des soirées en studio. Plus de 50, selon la blonde chanteuse.
Le travail du réalisateur se sent bien, avec des ambiances amenées avec précision et des séquences présentes, sans toutefois altérer la présence des musiciens. Et des claviers dominants qui rappellent la pop britannique.
Plusieurs influences sont d’ailleurs perceptibles sur cet album de douze pistes. Le disco rock de Bloc Party sur Nothing to say ou la voix de la Metric Emily Haines sur In my nightmare.
Standing Waltz aimerait bien participer à quelques festivals cet été, puisque c’est le moment où ces jeunes peuvent davantage se consacrer à leur art, étant tous les quatre à terminer leurs études secondaires.
Ils disent d’ailleurs avoir retiré beaucoup de leurs spectacles avec des groupes bien connus. «Ça nous permet de voir comment ils travaillent», dit Sophie, la claviériste du quatuor.
Bref, un disque à écouter pour les jeunes amants de pop dansante. Un disque d’été, qui sonne presque sucré.
Marie
Commentaire mis en ligne le 10 mai 2009Quel album! Enfin, de la nouveauté, de la fraîcheur et des rythmes qui se démarquent. Bravo! À se procurer avec urgence :)
Marie