Le président de l'arrondissement de Limoilou Alain Loubier, le directeur régional d'Emploi-Québec Michel Gingras, André Drolet, député de Jean-Lesage, Sam Hamad, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Danielle Langlais, chef de services au ministère de l'Éducation, ainsi que Jean Morency et Benoît Mathieu, du Centre de services partagés du Québec. (Photos Véronique Demers)
Le provincial s'installe dans le secteur d'Estimauville
Toujours en attente du fédéral
Bien qu'une première cohorte de fonctionnaires du gouvernement du Québec vient de s'installer dans le secteur d'Estimauville, celle du gouvernement fédéral tarde à s'implanter.
Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale Sam Hamad a souligné, en point de presse, qu'il a écrit des lettres au ministre des travaux publics et des services gouvernementaux, Christian Paradis.
«Ils sont en appel d'offres. Si le fédéral s'installe, ça entraînera du développement immobilier», s'est contenté de dire le ministre Hamad. Si la construction de l'édifice gouvernemental se concrétise dans les prochains mois, rappelons que près de 700 fonctionnaires du fédéral s'installeraient dans le secteur.
À quelques pas d'être LEED
Dans les nouveaux locaux inaugurés mardi en fin d'après-midi, près de 250 employés, soit une centaine de la Direction régionale d'Emploi-Québec et du Centre administratif spécialisé dans le traitement des dossiers des personnes vivant avec une contrainte sévère à l'emploi, 125 fonctionnaires du ministère de l'Éducation et 19 autres du Centre de services partagés occupent quelque 25 000 mètres carrés.
Le nouveau bâtiment n'est pas certifié LEED, mais il respecte toutes les normes environnementales. «On fonctionne avec un système de géothermie pour le chauffage et la climatisation. Il nous manquait seulement trois critères pour que nous soyons certifiés LEED», précise l'architecte Gilles L. Tremblay.
«Un beau bol d'air pour les plus négligés»
En entrevue avec l'auteure de ces lignes, le président de l'arrondissement de Limoilou, Alain Loubier, a qualifié ce projet de «beau bol d'air pour les plus négligés».
«C'est un pôle administratif majeur pour le secteur d'Estimauville. Je crois que ça va avoir un effet d'entraînement. Avec la NeuroCité, le centre de recherche et les entreprises, ça assure la relance du secteur. Quant aux bureaux du gouvernement fédéral, tous les acteurs politiques et sociaux s'entendent pour dire que ça devrait être ici; qu'on ne reporte pas la décision une troisième fois.»
Dans les restaurants avoisinants, on ne dit pas s'inquiéter de l'arrivée potentielle de compétiteurs. Kevin, assistant-gérant au Burger King des Galeries de la Canardière, croit que la venue de ces 250 fonctionnaires amènera un développement économique pour l'ensemble des commerces.
Au Tim Hortons, le superviseur Bladimir a souligné qu'il s'agit d'une question de service. «C'est la clé; on a des produits frais et la clientèle est satisfaite, je ne m'inquiète pas», a-t-il commenté. Même chose au restaurant An-na. «J'aimerais pas juste que les gens travaillent ici, mais s'ils pouvaient s'installer aussi, ce serait bien. Je ne vois pas ça comme une menace (la venue potentielle de d'autres restaurants)», croit le propriétaire Kuang.