Selon le maire Marcel Corriveau, les deux terrains visés par l’expropriation représentent un bon endroit pour construire une caserne de pompiers à Saint-Augustin.
Processus d’expropriation enclenché à Saint-Augustin
Endroit propice à la future caserne de pompiers
La Ville de Saint-Augustin enclenche un processus d’expropriation pour prendre possession de deux lots sur la 138, en vue de la construction d’une caserne de pompiers et d’un point de service de la police. Sans faire un jeu de mots, le maire Marcel Corriveau souhaite cependant recourir à la méthode douce, c’est-à-dire trouver un terrain d’entente avec les propriétaires.
Désireux de faire plus de place à ses cols bleus, l’élu a avisé la Ville de Québec l’année dernière du non-renouvellement du bail au Complexe municipal au 31 décembre 2008. Dernièrement, les membres du conseil d’agglomération ont adopté un règlement d’emprunt de 6,2 M$, dont 5,75 M$ pour une caserne flambant neuve à Saint-Augustin.
Lesdits terrains visés par l’expropriation se situent à proximité de la route 138 et de l’autoroute Félix-Leclerc. D’une superficie supérieure à 20 800 mètres carrés, le premier comprend un bâtiment construit en 1978. On y retrouve de la machinerie lourde à l’heure actuelle. Beaucoup plus petit, l’autre situé juste à côté fait moins de 9000 mètres carrés.
«Les pompiers seraient face au parc industriel, près de l’autoroute, pense le maire Marcel Corriveau. Pour tout le secteur est, ils pourraient utiliser la 40. Ce serait plus rapide que par la route Tessier et le chemin de la Butte.»
Cela dit, tous deux présentent des irrégularités en matière d’urbanisme. Après l’acquisition, la Ville en profiterait pour les remettre sur les rails de la conformité.
«On va les régulariser. On va en céder un à la Ville de Québec et l’autre pourra accueillir un commerce.»
Les membres du conseil municipal ont d’ailleurs mandaté le directeur du développement économique, Vahé Kasapoglu, pour présenter une promesse d’achat ou d’échange aux propriétaires. La Ville négocie en ce moment avec eux pour tenter de conclure une transaction.
«On négocie, mais on ne s’entend pas tout à fait sur le prix, affirme le maire Corriveau. On espère trouver un terrain d’entente sans avoir à épuiser la procédure d’expropriation.
En bon joueur, la Ville de Saint-Augustin accepterait aussi de signer un bail emphytéotique si cela s’avère nécessaire.
La construction d’une nouvelle caserne pourrait prendre de 18 à 24 mois.