Une quinzaine d’élèves de Vanier s’envoleront vers le Honduras, un pays d’Amérique latine situé entre le Nicaragua, le Salvador et la Guatemala.
Quinze Vaniérois en mission humanitaire au Honduras
Pour la deuxième année consécutive, un groupe d’élèves de l’école secondaire Boudreau, du quartier de Vanier, s’envolera pour le Honduras afin de faire de l’aide humanitaire dans ce coin du globe qui en a bien besoin. Une expérience que les étudiants attendent avec impatience mais aussi avec une certaine appréhension.
Sur place, les jeunes «raccrocheurs» de 16 à 22 ans auront trois défis de taille. Ils ont d’abord l’objectif de construire environ 80 poubelles et conteneurs de déchets. Car ces déchets sont souvent enfouis n’importe où et n’importe comment, et la nappe phréatique s’en voit ainsi contaminée. L’eau qu’ils retirent ensuite des puits est impropre à la consommation et propice à la propagation de maladies. La cueillette existe tout de même, mais sans conteneurs, son efficacité est réduite. Ces poubelles permettront de rendre l’environnement des familles plus propice à une vie saine.
Pour ce faire, la quinzaine d’élèves participant à ce groupe a eu droit à une commandite du club Rotary, qui se charge de l’achat des matériaux sur place. Car il faut les trouver directement au Honduras, ces matériaux, ce qui est en soi une tâche colossale.
Un autre chantier de travail consistera à faire des jeux derrière des écoles. Car ceux-ci sont pratiquement inexistants, les jeunes s’amusant plus souvent qu’autrement avec des détritus. Les efforts des jeunes de Vanier permettront ainsi aux élèves du Honduras de profiter d’une cour d’école améliorée.
Finalement, la plantation de palmiers est dans les objectifs du groupe de l’école Boudreau. Dénudées de ces arbres, les rives s’érodent et les terrains des gens situés aux abords de la mer des Caraïbes voient leur terrain rapetisser de semaine en semaine. Les palmiers plantés permettront de solidifier le sol pour retenir la terre et ainsi éviter une érosion accélérée des sols.
Une expérience enrichissante
Les élèves qui en sont à terminer leur secondaire habiteront chez des familles du Honduras, une expérience qui les changera à jamais selon eux. «L’an passé, on a eu un accueil surprenant, positivement, d’indiquer la professeure du groupe, Caroline Brazeau. Du point de vue matériel, ils n’ont pratiquement rien, mais la grandeur d’âmes, ils l’ont!»
C’est qu’environ le tiers de la population vit avec moins de 2$ par jours, et moins de la moitié des adultes travaillent. Les autres doivent se débrouiller.
Mais pendant ce temps, les étudiant de Boudreau n’avancent pas dans leurs travaux de maths et de français, non? «Oui, les cours de base, c’est important. Mais du point de vue humain, il n’y a rien comme un tel voyage», de rétorquer Mme Brazeau.
Car en plus d’aider les gens démunis du Honduras, ce voyage est aussi très formateur pour les élèves de Vanier. «On va apprendre à vivre en groupe», de dire Marilyse Bibeau, pour qui cette classe est véritablement devenu un groupe d’amis et dont les liens seront sans doute encore plus forts à leur retour.
En ce qui a trait à la préparation, les étudiants ont dû faire des levées de fond et amasser des sous avec l’aide de commanditaires. Ils doivent aussi apprendre la base de l’espagnol, pour pouvoir interagir avec les habitants honduriens. «Si on a de la misère à communiquer, on peut toujours se débrouiller avec des gestes», de se vouloir rassurant David Croteau, qui prendra part au voyage.
Un côté malheureux, dans ce pays, est la hausse du tourisme, tourisme dont bénéficient très peu les Honduriens. On y construit des projets immobiliers sur des terres cédées à des gens fortunés. Le comble est sans doute la reproduction, dans un de ces nouveaux quartiers pour touristes, d’un village typique du Honduras, explique la professeure. Les visiteurs peuvent ainsi garder une image idyllique de cette partie du monde ravagé par la pauvreté…
Une participante a d’ailleurs souligné que ces voyages sont bénéfiques du point de vue de l’assiduité et de la persévérance des jeunes qui ont parfois eu des parcours difficiles. Car l’école a comme clientèle des élèves qui ont décrochés et qui font un retour aux études. «Ce voyage-là me motive vraiment à rester à l’école.» Celle-ci souligne aussi que parfois, les classes passaient de 30 élèves en début de session, à moins d’une dizaine à la fin de l’année scolaire. Maintenant, grâce à ce type de projet, le taux de rétention est beaucoup plus élevé.
Chose sûre, ils reviendront différents de ces deux semaines en Amérique latine. «L’an passé, les jeunes sont revenus changés. Ils étaient ébahis par des choses communes ici, comme l’eau chaude du robinet et le savon. Ça va peut-être redéfinir votre conception du bonheur!», lance-t-elle au groupe qui partira le 6 juin prochain.
Hugueitte Grondines
Commentaire mis en ligne le 23 avril 2009Huguette dit moi si tu as bien recu le message que je t ai envoyer sur les élèves de l école Boudreau.
Merci
Nicole