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Vers des fermes 0 carbone

Article mis en ligne le 20 avril 2009 à 14:05
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Vers des fermes 0 carbone
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Vers des fermes 0 carbone
Nature Québec a lancé lundi à Québec le projet Agriculture et climat : Vers des fermes 0 carbone qui vise l'accumulation de 3 000 tonnes des gaz à effet de serre (GES) provenant du secteur agricole. Des choix concrets sont présentés
Nature Québec, un organisme national à but non lucratif qui regroupe près de 5 000 individus et 100 groupes affiliés œuvrant dans les domaines de l'environnement et du développement durable, propose de modifier des pratiques agricoles pour permettre la réduction des émissions de GES par la gestion des sols, du méthane provenant du lisier, l'introduction de cultures de couverture, la diminution de l’utilisation des combustibles fossiles, et l'augmentation de l’efficacité énergétique. Pour contrer l’accumulation du carbone dans les sols agricoles, il propose entre autres l'élargissement de bandes riveraines, l'introduction de cultures pérennes et la plantation de haies brise-vent.

Nature Québec accompagnera les agriculteurs souhaitant adopter ces pratiques. Pour Christine Gingras, chargée de projet de Nature Québec, «l’accompagnement à la ferme nous permettra de proposer des solutions spécifiques et personnalisées aux agriculteurs afin qu’ils participent, eux aussi, à la lutte aux changements climatiques. De plus, nous évaluerons la réduction de GES de la ferme due au changement de pratiques agricoles». Pour le soutenir dans la réalisation de ce projet, Nature Québec collabore avec différents partenaires, notamment les Clubs conseils en agro-environnement et le ministère de l’Agriculutre, des Pêcheries et de l’Alimentation, via le programme Prime-Vert.

Nature Québec offre également des formations aux agriculteurs et aux conseillers agricoles désirant se familiariser à la problématique des changements climatiques ainsi qu’aux différentes pratiques permettant de réduire l’impact du secteur agricole sur celle-ci. Données par des experts, les formations, offertes gratuitement, abordent différentes pratiques agricoles qui offrent souvent, en plus de la réduction des GES et de l’accumulation de carbone, des avantages environnementaux et économiques.

Les activités agricoles émettaient près de 7,5 % des émissions de GES au Québec en 2006, soit l’équivalent de 6,36 millions de tonnes métriques éq. CO2. Les principales sources sont le méthane provenant de la digestion des ruminants et des déjections animales, le protoxyde d’azote (un gaz ayant un potentiel de réchauffement climatique 310 fois plus élevé que le CO2 provenant de l’application de fertilisants azotés et le CO2 émis lors de l’utilisation de combustibles fossiles à la ferme. «En adoptant des pratiques agricoles qui réduisent les émissions de GES et augmentent la capacité des sols à accumuler le carbone, les producteurs agricoles québécois peuvent réaliser des gestes concrets et démontrer aux citoyens qu’ils participent à la lutte aux changements climatiques», conclut Mme Gingras.

* (Source : Nature Québec)

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Nicole AMAN

Commentaire mis en ligne le 25 avril 2009

Je souhaiterais avoir de plus amples informations sur ce projets ou d'autres visant les mêmes objectifs de reduction des GES, pour leur adaptation en Afrique de l'ouest, plus précisement en Côte d'Ivoire.

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