Son mardi, Doris Boucher le consacre au bénévolat avec la popote roulante en avant-midi et son rôle de conseillère au CAABC en après-midi. (Photo Thaïs Martel)
Doris Boucher : portrait d’une bénévole dans l’âme
«Je ressens tout simplement le besoin d’aider les gens. C’est un plaisir pour moi, car je considère que je suis chanceuse, que j’ai été privilégiée dans la vie. Je redonne donc un peu de ce que j’ai reçu. Et puis, maintenant que je suis à la retraite, le réseau social n’est pas aussi facile à entretenir que lorsqu’on est sur le marché du travail.»
Pour Doris Boucher, les raisons de donner de son temps bénévolement sont nombreuses. Jeune retraitée énergique, elle agit à titre de bénévole pour le Centre d’aide et d’action bénévole de Charlesbourg (CAABC) depuis deux ans. Mais son engagement ne date pas d’hier puisque c’est il y a 15 ans qu’elle a commencé sa «carrière» de bénévole.
«J’ai été bénévole pendant 15 ans pour Leucan. Ça a commencé d’une drôle de façon : je devais maquiller seulement quelques personnes, mais une file d’enfants s’est formée et je n’ai pas eu le cœur de les refuser. Finalement, Leucan m’a rappelée l’année suivante et je leur ai ensuite offert de structures l’événement, de m’occuper de l’achat de matériel et de maquiller avec des jeunes qui voulaient s’engager. Ma récompense, c’était de voir le sourire des enfants malades lorsqu’ils se regardaient dans le miroir avec leur maquillage», raconte-t-elle.
Puis, elle a pris sa retraite et elle se demandait comment occuper son temps. Elle a entendu parler du CAABC et s’y est rendue pour explorer ses possibilités. Rapidement, elle est devenue conseillère au Centre en plus de donner de son temps en francisation et de faire la popote roulante.
Si elle a peu à peu délaissé la francisation qu’elle trouvait trop prenante, bien qu’elle se promette d’y revenir, la popote roulante lui procure beaucoup de plaisir. «Ce sont toujours les mêmes personnes à qui on apporte les repas. On finit par les connaitre et développer une belle relation avec eux. Certaines personnes ne voient que nous dans une journée alors c’est important d’avoir quelques minutes à leur consacrer. Si j’étais obligée d’arrêter de faire du bénévolat, c’est la dernière chose que je laisserais tomber», assure Mme Boucher.
Responsabilité
Même si elle considère qu’il importe d’être tout aussi responsable dans ses actions bénévoles que sur le marché du travail, Mme Boucher apprécie la souplesse du bénévolat. Quand elle décide de quitter la ville pour explorer le monde avec son conjoint, la globe-trotter est certaine d’être remplacée tout le temps qu’il faudra.
Doris Boucher considère en fin de compte l’action bénévole comme un plaisir qui apporte quelque chose à la société et qui, surtout, est à la portée de tout le monde. «Il y a toujours des besoins et plusieurs ne savent pas comment offrir leurs services. Il faut informer les gens parce que de plus en plus de personnes vont prendre leur retraite et qu’à ce moment-là, ça devient important de ne pas s’isoler. Il faut bien continuer à s’occuper!», termine Mme Boucher.
Guylaine Fournie
Commentaire mis en ligne le 21 avril 2009Quel bel exemple pour nous.
Bénévole un jour, bénévole toujours.
Félicitations et longue vie.