Jeff Begley, vice-président à la coordination de la négociation du secteur privé à la FSSS-CSN, a menacé que les paramédics puissent entreprendre "des actions spectaculaires".
Les ambulanciers mettent de la pression sur Québec
Les 3400 paramédics votent à 98% en faveur d’une grève générale illimitée
Exaspérés par la lenteur du gouvernement du Québec à démarrer la négociation concernant leur intégration à la nouvelle échelle salariale convenue en 2006, les ambulanciers du Québec comptent débrayer dans les prochaines semaines, si le gouvernement ne revient pas à la table des négociations. Dans la région de Québec, 100% des syndiqués auraient voté pour ce débrayage, du jamais vu.
C’est que l’insertion des paramédics dans la nouvelle échelle salariale doit entrer en vigueur le 1e juillet, mais rien n’est encore établi en ce qui à trait aux modalités du transfert d’une échelle à l’autre, et «il est minuit moins une», disent les présidents des différents syndicats qui défendent les droits des ambulanciers au Québec.
Un diplôme d’études collégiales (DEC) est maintenant offert en technique ambulancière, et les paramédics (des ambulanciers, comme on à l’habitude de les nommer, à ne pas confondre avec les ambulanciers offrant des soins avancés, qui n’existent qu’à Montréal) désirent être reconnus davantage pour ce nouveau diplôme.
Avant, il n’existait qu’une attestation d’études collégiales (AEC) de 945 heures et une formation de base de 150 heures. Il y a maintenant donc trois degrés de formation dans le domaine.
Ce que désire le gouvernement provincial est de mettre de l’avant une échelle salariale avec trois maximums. Toutefois, les ambulanciers croient qu’on devrait aussi considérer l’expérience, pour ainsi permettre aux titulaires d’AEC et de formation de base d’accéder aux échelons que le gouvernement désire réserver aux titulaires de DEC.
Les paramédics avancent que leurs collègues qui n’ont pas de DEC en savent toutefois autant qu’eux. «C’est eux qui font leur formation, en stage pratique».
Ainsi, selon la volonté de ces travailleurs, une grande proportion des paramédics devrait avoir droit à l’échelle ayant le plafond le plus haut (30,40$). Le plafond de l’échelle actuelle est de 24,30$. Selon Jeff Begley, vice-président à la coordination de la négociation du secteur privé à la FSSS-CSN, le changement d’échelle pourrait coûter, au maximum, 40 M$ à l’État.
Une rencontre prévue en mai
Le gouvernement du Québec a pourtant souligné aux syndicats impliqués qu’il prévoyait les rencontrer le 18 mai prochain. Toutefois, après moult reports, le lien de confiance semble briser et les paramédics sont prêts à débrayer «au moment jugé opportun».
Ils ont aussi indiqué que «diverses actions» pourraient être entreprises. «D’habitude, on se réserve des surprises. C’est toujours des actions spectaculaires», de menacer M. Begley, qui souligne du même coup que «la grève n’est pas l’objectif».
Selon les paramédics, la hausse de salaire ne fait que refléter l’augmentation des tâches depuis quelques années.
Jean Quintal
Commentaire mis en ligne le 17 août 2009Avec tout ce qui se passe, est-ce que ceux possédant un AEC vont être moins payé que ceux possédant un DEC?