Mario Brien, directeur de la production, Olivier Breton et Maxim Boisseau, chef infographiste. (Photos Véronique Demers)
Les coulisses du Moulin à images
Du concept à la projection sur la Bunge
Au plus fort de la production, ils sont 100. En mode création et préproduction, ils sont 50. Ces professionnels en conception et réalisation de spectacles forment l'équipe du Moulin à images.
Le directeur de production, Mario Brien, raconte l'aventure qui a débuté en 2005. «On a défini le concept avec des historiens, des idéateurs et les chefs de département. Des techniciens en réseautique et des ingénieurs ont aussi pris par à la production», détaille-t-il. Il aura fallu deux ans de travail pour présenter la version que les spectateurs du Moulin à images ont vue l'été dernier.
M. Brien ajoute que son équipe s'est spécialisée dans la projection architecturale tout au long du projet. Suite à la confirmation de l'entente entre la Ville de Québec et Ex Machina, les Aurores boréales, un concept imaginé par Robert Lepage et Martin Gagnon, prendront place pendant 5 ans, 365 jours par année. Dès l'automne, la projection architecturale apparaîtra sur les silos de la Bunge dans le Vieux-Port de Québec, du coucher du soleil jusqu'à minuit.
Moulin à images, celui des Aurores boréales ne prévoit aucun effet sonore. «Il s'agit d'une installation lumineuse beaucoup plus subtile que le Moulin à images. Ce ne sera pas aussi éclatant, mais ce sera une invitation poétique pointant vers le nord, montrant que la ville est "allumée", même en hiver», commente Robert Lepage.
M. Brien a spécifié que le système d'éclairage autonome «n'est pas plus compliqué qu'un éclairage automatique résidentiel». «Des employés vont s'assurer du bon fonctionnement du système dans les premières semaines, mais tout devrait de dérouler d'une façon autonome par la suite.»
La nouvelle technologie utilisée permet une économie d'énergie et presque pas d'entretien. «Notre éclairage est aux DEL (diodes électroluminescentes). Cette technologie nécessite 60 000 watts pour chaque éclairage. Avec l'éclairage conventionnel, ça aurait pris 738 000 watts», calcule-t-il.
Cette sculpture illuminée marque le prolongement de l'oeuvre du Moulin à images et vise à léguer un héritage après le 400e de Québec.