L’organisateur du Défi emploi jeunesse, Jean-Luc Pelchat, est ici accompagné de Manon Robichaud, du Service de placement de l’Université Laval, Guylaine Poirier, de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, de Lilianne Laprise, éditrice chez Médias Transcontinental, groupe des journaux, section de Québec, et de Samuel Audet, conseiller en gestion des ressources humaines pour les Supermarchés GP. (Photo Luc Fournier)
Des unions par dizaines au Défi emploi jeunesse Desjardins
Emballeur, infirmière, informaticien, planificateur financier, animateur de camp de vacances… les emplois offerts à la 5e édition du Défi emploi jeunesse Desjardins, qui s’est tenu mardi dernier, étaient aussi nombreux que diversifiés. Présents en grand nombre aussi, les jeunes, étudiants comme nouveaux diplômés, étaient venus en masse.
Ils étaient près de 750 à s’agglutiner devant l’un ou l’autre de la trentaine de stands montés dans une salle de l’Hôtel Plaza Québec. Employeurs comme chercheurs d’emploi sont parfois repartis avec le sourire de ce salon, étant convaincus d’avoir trouvé ce qu’ils cherchaient.
Certains secteurs étaient bien présents : les hôpitaux de Québec y étaient presque tous, une commission scolaire, la caisse populaire Desjardins, ainsi que plusieurs chaînes de commerces de détail.
Au stand de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, on peut être porté à croire qu’on cherche d’abord des enseignants. «Il y a autant d’emplois de soutien que d’emplois d’enseignants», de rectifier Karine Bergeron. Et pour les enseignants, ce n’est pas si difficile de se placer, enfin, moins qu’on puisse le croire. «Il y a beaucoup d’idées préconçues. On pense que ça va être long avant d’avoir un poste, mais ce n’est pas vrai. [Un salon comme ça] permet de mettre les pendules à l’heure», d’indiquer la conseillère en ressources humaines.
Chez Groupe Perspective, une entreprise spécialisée dans le recrutement de personnel, les emplois offerts sont diversifiés. Des techniciens en assurance, en comptabilité, des journaliers, secrétaires… mais surtout des techniciens. Car les finissants des cégeps semblent plus recherchés que les bacheliers. On donne d’ailleurs l’exemple du domaine de la comptabilité. Les techniciens en comptabilité coûtent moins cher, et sont moins mobiles que les bacheliers, nous dit-on. Comme quoi des études universitaires ne mènent pas nécessairement à s’assurer d’un meilleur emploi, ou s’assurer d’un emploi, tout simplement.
Groupe Perspective propose d’ailleurs un emploi plutôt bien payé : 100 000$ dès le commencement. Aucun doctorat ni maîtrise exigés. Un diplôme d’études professionnelles et une quatrième secondaire suffisent pour être grutier. En fait, de ne pas craindre les hauteurs et être minutieux sont sans doute aussi des atouts importants…
De nombreux emplois d’été ou d’étudiants étaient aussi offerts. Sur place, le Village Vacances Valcartier et les Camps de vacances Odyssée offraient des emplois d’été. Les Supermarchés GP, Réno-Dépôt et Rona l’entrepôt offraient quant à eux des emplois avec des horaires s’agençant bien avec les études. Bref, toutes les clientèles ont pu y trouver leur compte.
Le président d’honneur du Défi emploi jeunesse Desjardins, Richard Ferland, vice-président Développement des affaires de la région Québec-Est à la Fédération des caisses Desjardins, n’a pas manqué de souligner à la fois le dynamisme des jeunes et des entreprises participantes qui ont fait de ce Défi un succès. «En cette période de rareté de main-d'œuvre à Québec, je suis certain que les entreprises apprécient l’enthousiasme des jeunes pour le travail. De plus, cette activité constitue une belle occasion de rendre visible la distinction coopérative de Desjardins», d’ajouter M. Ferland.
Pour l’organisateur du salon, Jean-Luc Pelchat, conseiller à la vie associative chez Desjardins, il s’agit là d’un succès, puisque «plusieurs vont rejoindre leur candidat dès aujourd’hui», a-t-il souligné le lendemain de l’évènement.