Monique Jérôme-Forget quitte officiellement ses fonctions en tant que ministre des Finances et ministre responsable des Infrastructures. (Photo Québec Hebdo)
Monique Jérôme-Forget dit au revoir à la vie politique
Après dix ans de carrière, la ministre des Finances et ministre responsable des Infrastructures, Monique Jérôme-Forget, a officiellement annoncé sa décision de quitter la vie politique. La rumeur qui courait s’est donc confirmée, quelque temps après le dépôt du dernier budget à Québec.
Au cours des dernières années, elle a notamment occupé les postes de ministre des Finances, de présidente du Conseil du trésor et de ministre des Services gouvernementaux.
«J'annonce aujourd'hui mon départ de la vie politique. Être au service des Québécois pendant plus de dix ans aura été pour moi une grande source de fierté. La passion de faire évoluer les choses, dans l'intérêt public, pour préparer l'avenir du Québec et contribuer à son rayonnement tant ici qu'à l'extérieur : voilà ce qui fut pour moi le phare qui a orienté mes actions», a souligné Mme Jérôme-Forget.
Mission accomplie
La ministre quitte ses fonctions avec le sentiment du devoir accompli. En effet, trois grandes réalisations la rendent particulièrement fière de son travail à titre de députée et de ministre. Elle a d'abord réglé le dossier de l'équité salariale. Ce règlement a permis à 360 000 femmes du Québec d'obtenir un correctif au chapitre de l'équité salariale. «À travail équivalent, salaire égal. Nous avons mis fin à une injustice qui durait depuis quarante ans. Si j'avais eu cette seule raison pour être venue en politique, ce serait une raison valable», a-t-elle souligné.
Elle a également mis sur pied le Plan québécois des infrastructures. «Je suis fière d'avoir créé un cadre décisionnel qui assurera, pour le long terme, la mise à niveau de nos écoles, de nos hôpitaux, de nos équipements culturels, de nos ponts et de nos routes, de sorte que nos enfants et petits-enfants n'aient pas honte de l'héritage qui leur sera transmis», a mentionné la ministre.
En troisième lieu, la ministre est fière de son bilan au chapitre de la gestion des dépenses. «Une gestion rigoureuse des deniers de l'État a classé le Québec, en tête du peloton, comme la province ayant le mieux contrôlé ses dépenses publiques tout en maintenant le déficit zéro.»
D'autres réalisations s'ajoutent à la feuille de route de la ministre, notamment celle d'avoir réduit la taille de la fonction publique en ne remplaçant qu'un employé sur deux qui quittait. «En réduisant la taille de l'État, c'est 1 milliard de dollars que nous économisons de façon récurrente», a souligné Mme Jérôme-Forget. La ministre est également fière des dix projets qui sont en cours de réalisation en partenariat public-privé.
«Je quitte, sachant que l'Orchestre symphonique de Montréal aura sa salle, que deux hôpitaux universitaires feront du Québec un centre mondial d'excellence dans les sciences de la santé, que nos hôpitaux, nos écoles, nos routes et nos ponts seront rénovés et remis en état. J'ai, jusqu'à ce jour, présenté trois budgets et deux mises à jour économiques. Les deux premiers budgets furent équilibrés, grâce à ma prévoyance, en dépit des baisses d'impôts accordées tant aux particuliers qu'aux entreprises. Je suis très heureuse d'avoir assumé le premier budget de ce troisième mandat. Il y aura déficit, certes, mais il fallait que l'État joue le rôle que lui impose la situation actuelle. J'ai, dans ce budget, identifié des pistes de solution afin de retrouver l'équilibre budgétaire d'ici cinq ans. Il faudra du courage, de la persévérance et de la rigueur», a affirmé Mme Jérôme-Forget.
Les mots de la fin
En guise de conclusion, la ministre a tenu à remercier le premier ministre Charest qui l’avait à l’époque, invitée à se joindre à son équipe. Elle a ainsi été en mesure de relever «le plus grand défi» de sa carrière en politique. «Vous comprendrez que je retrouve une vie normale, auprès de ma famille, laquelle constitue à mes yeux ce qu'il y a de plus précieux dans ma vie. Je compte enfin relever de nouveaux défis, comme apprendre l'espagnol», a conclu Mme Jérôme-Forget.
Québec Hebdo