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TCE à Val-Bélair : la Ville ferme deux des cinq puits

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
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Article mis en ligne le 7 avril 2009 à 14:43
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TCE à Val-Bélair : la Ville ferme deux des cinq puits
Régis Labeaume
TCE à Val-Bélair : la Ville ferme deux des cinq puits
Question d’éliminer les craintes des citoyens de Val-Bélair, la Ville de Québec ferme les puits Modène et Montolieu, dans lesquels elle a déjà décelé des traces de trichloréthylène (TCE). La fréquence d’échantillonnage double du même coup, passant d’une fois aux deux mois à une fois par mois.
Dans sa réflexion, Régis Labeaume dit s’être mis dans la peau d’un père de famille de Val-Bélair. Le maire refuse d’ignorer l’inquiétude des citoyens et de laisser aller la dépréciation de la valeur des maisons.

Les Bélairois consomment 10 000 mètres cubes d’eau par jour. Pour répondre à la demande, la Ville alimentera le secteur à partir des trois autres puits et de son réseau de distribution dès vendredi.

«Les trois autres puits vont rester ouverts parce qu’ils sont parfaits, sans trace de TCE, indique le maire. Au lieu de prendre des mesures aux deux mois, on va les prendre au mois. Aussitôt qu’on voit une seule trace de TCE dans les trois autres puits, on les ferme tout simplement.»

La décision du comité exécutif de la Ville de Québec a cependant un prix. En effet, les installations pour produire, traiter et distribuer 1000 mètres cubes coûtent 1 M$. Régis Labeaume entend donc envoyer la note au gouvernement canadien.

«Ce qu’on veut dire au gouvernement fédéral, c’est que nous prenons nos responsabilités maintenant. On voit plus loin que notre nez. On sécurise nos gens et on fait en sorte que leur patrimoine familial ne diminue pas.»

«Ceci dit, même si on va vite, ce n’est pas vrai qu’on doit tout payer ça. On va tout payer ce qu’il faut, ça coûte de 3 à 5 M$ les mesures qu’on prend. À échéance, si on devait fermer les cinq puits, c’est 10 M$. On va demander au gouvernement fédéral de nous rembourser. L’autre affaire qu’on va lui demander, c’est d’investir immédiatement tout l’argent possible pour suivre le panache de TCE sous terre, qui lui est peut-être mobile.»

Le maire veut ainsi s’assurer que le panache n’atteigne pas les affluents de la rivière et du lac Saint-Charles, en particulier la rivière Nelson.
Appui de l’opposition
Le chef de l’opposition se réjouit de cette décision du maire Labeaume. Alain Loubier lui donne même tout son appui dans le dossier.
«On a pu constater que les gens de Val-Bélair sont imperméables au niveau de l’inquiétude dans la population, commente-t-il. La Ville se devait de poser le geste annoncé par le maire.»

S’il considère normal de vouloir refiler la facture au gouvernement fédéral, le maire ne devrait pas écarter la possibilité de poursuites judiciaires, pense-t-il.

«Il se peut que le gouvernement conteste le bien-fondé de cette facture-là. Les citoyens de Québec n’ont pas à payer les coûts de cette situation causée par les actes du gouvernement du Canada.»

«Je ne veux pas commencer ce dossier en disant qu’on va poursuivre le gouvernement fédéral», rétorque le maire.

Ce dernier veut plutôt plaider la cause et ensuite tenter de convaincre les instances concernées. «J’espère ne pas avoir à me rendre là.»

Conseiller du district de Val-Bélair, Jean-Marie Matte se dit très heureux de la fermeture des deux puits dans son secteur. De nombreuses personnes ont manifesté leur inquiétude la semaine dernière lors d’une assemblée publique tenue au Centre culturel Georges-Dor. «Dans le doute, on s’abstient et c’est ce que l’exécutif fait.» Cette décision permettra aux Bélairois de reprendre confiance en l’eau potable, croit-il.

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