Pourquoi cueillir les plantes sauvages?
C'est le 2e article qui paraît dans L'Actuel et qui parle de consommation de plantes sauvages aux abords de la Rivière Saint-Charles, dans le sentier linéaire du même nom et dont le chef cuisinier du Restaurant La Traite à Wendake, s'en sert pour «concocter» des mets spéciaux. Cette semaine, c'était le Sumac Vinaigrier, cette grosse plante qui ressemble à un palmier et qui produit de grosse grappe rouge vin.
Je vois d'un très mauvais oeil ces articles, car au début des sentiers de la Rivière St-Charles, il y a des panneaux qui interdisent les 4 roues et... la cueillette des plantes de ce site. Pourquoi inciter les gens à faire la cueillette de ces plantes?
Je comprends bien la pensée de faire connaître des recettes inédites au public, mais il faut comprendre aussi que si tout ce public entreprend d'en faire la cueillette, que restera-t-il ensuite?
On a qu'à penser à l'ail des bois qui est devenue une plante protégée car ayant été cueillie sans réserve, elle est devenue très vulnérable. Quelqu'un m'a déjà dit : «c’est pas grave je ne prend pas tous les plants, seulement quelques uns». Oui, mais si il y a plus de 100 personnes qui en prennent une petite partie... il n'y en aura plus.
Je me pose la question à savoir pourquoi avons-nous tant besoin de détériorer le peu d'espaces sauvages que nous avons autour de nous. Je me rappelle le parc de l'Escarpement qui a été scindé en deux et qui continue à rapetisser à cause de la construction LEED et aussi de multiples projets résidentiels en devenir.
Soyons responsables et commençons donc par connaître les bienfaits des plantes potagères de chez nous, avant de nous rabattre sur les espèces forestières et sauvages.
Odette Tremblay, Les Rivières