Le dossier du Super Peps avancerait plus rapidement si le gouvernement Harper se basait sur l’entente Ryan-Mulroney au sujet des infrastructures, pense Gilles Duceppe. (Photo Nicolas Bégin)
Infrastructures : Gilles Duceppe déplore la négociation à la pièce
Le projet de Super Peps avancerait d’un pas beaucoup plus rapide, si le gouvernement Harper avait utilisé l’entente-cadre signée entre Claude Ryan et Brian Mulroney, pense le chef du Bloc Québécois.
De passage dans la capitale dans le cadre d’une tournée provinciale, Gilles Duceppe se questionne sur la façon de faire du gouvernement en place lorsqu’il s’agit d’infrastructures.
«Pourquoi n’a-t-on pas pris l’entente-cadre signée par Claude Ryan, fin des années 1980 ou début des années 1990 avec le gouvernement Mulroney, plutôt que de négocier à chaque fois une nouvelle entente sur les infrastructures?»
«C’est par cette entente qu’on faisait en sorte que tout pouvait se régler plus rapidement», ajoute-t-il
Négocier à la pièce comme c’est le cas actuellement fait perdre beaucoup de temps, déplore le chef Duceppe.
«Si on avait fonctionné en vertu d’une telle entente, ça veut dire que les infrastructures votées dans le budget 2007, plusieurs projets seraient déjà terminés et d’autres seraient en voie de réalisation.»
Manège militaire
Le 4 avril dernier, la ministre canadienne Josée Verner a annoncé la tenue prochaine de consultations publiques pour discuter de l’avenir du Manège militaire.
Saisissant la balle au bond, le chef du Bloc Québécois accuse le gouvernement Harper d’avoir perdu du temps précieux pendant des mois de tergiversations.
«Il aurait pu décider plus rapidement qu’il fallait respecter les gens.»
«Elle (Josée Verner) a pris beaucoup trop de temps pour annoncer une décision qui aurait facilement pu être annoncée il y a plusieurs mois», lance Gilles Duceppe.