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Volleyball de plage : de Limoilou à Porto Rico

Thaïs Martel par Thaïs Martel
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Article mis en ligne le 6 avril 2009 à 14:34
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Volleyball de plage : de Limoilou à Porto Rico
Marie-Ève Bergeron et Roxanne Couture-Dubé s’entraineront avec Benoît Robitaille, ancien entraineur du club de volleyball féminin du Rouge et Or, durant tout le mois de mai. (Photo Thaïs Martel)
Volleyball de plage : de Limoilou à Porto Rico
Marie-Ève Bergeron et Roxanne Couture-Dubé, deux élèves de 5e secondaire en concentration athlétisme et volleyball à l'école Jean-de-Brébeuf de Limoilou, ont été sélectionnées pour représenter le Canada au tout premier Championnat du monde scolaire de volleyball de plage qui se tiendra à Porto Rico du 27 mai au 3 juin. Une compétition qui s’annonce à la fois excitante et difficile.
«On s’attend à jouer contre des équipes qui ont du sable à longueur d’année. Ce sera une dure compétition», avance Marie-Ève. «Ça va nous permettre d’acquérir de l’expérience», ajoute Roxanne.

Les deux jeunes filles restent bien modestes puisqu’elles sont membres de l'équipe d'excellence intérieure de l'école et adeptes de volleyball extérieur depuis maintenant quatre ans. Elles évoluent sur la scène nationale pendant l’été et elles se sont classées cinquièmes au championnat canadien civil de volleyball extérieur en août dernier.

Leur partenariat a pourtant drôlement commencé. Il y a quatre ans, elles jouaient toutes les deux au volleyball extérieur, mais séparément. «On a toujours été de bonnes amies, mais on ne s’entendait pas sur le terrain. Puis, quand nos premières partenaires nous ont lâchées toutes les deux, on a décidé de jouer ensemble. Au début, on a dû travailler pas mal sur nos caractères pour avoir une bonne chimie», expliquent les deux jeunes femmes aujourd’hui visiblement complices.
Porto Rico
La compétition scolaire mondiale regroupera des athlètes provenant des États-Unis, de la Slovénie, d'Italie, de la Chine, du Brésil et, bien sûr, de Porto Rico. Marie-Ève et Roxanne seront accompagnées par Zila Jimenez-Grenon, ancienne élève de leur école qui évolue sur la scène nationale avec l'équipe du Québec et les Élans du Collège François-Xavier Garneau, et de Patricia Bourgault, enseignante et responsable du programme Aquilons à Jean-de-Brébeuf. La première agira à titre d’interprète-entraineuse et la seconde sera chef de la mission canadienne.
Le fait que Marie-Ève et Roxanne proviennent de la même école et qu'elles performent déjà ensemble sur la scène nationale devrait s'avérer un atout lors de cette compétition. «Les pays qui seront représentés au championnat ont réellement une tradition en matière de volleyball de plage. Par contre, je m’attends à ce que les autres filles n’aient pas l’habitude de jouer ensemble étant donné que les athlètes doivent provenir de la même école. Marie-Ève et Roxanne ont de bonnes chances de remporter une médaille, mais de quelle couleur, ça, je ne le sais pas!», affirme Patricia Bourgault.
Du pain sur la planche
Il reste encore beaucoup de travail à faire pour les deux sportives et leur enseignante. D’abord l’entrainement. Difficile de pratiquer le volleyball extérieur en plein hiver. Et même si le volleyball intérieur et le volleyball extérieur se ressemblent, le sable et le soleil augmentent considérablement le niveau de difficulté. À partir du 19 avril, la saison du volleyball intérieur se terminant, Roxanne et Marie-Ève devront se soumettre à un entrainement intensif. Plutôt petites comparativement à la moyenne des volleyeuses, les deux sportives mettront l’accent sur la technique. «Dans les autres équipes, il y a presque toujours une fille de 6’, ce qui nous désavantage aux blocs. Il faut placer nos balles et être plus stratégiques si on veut gagner», précisent-elles.
La question des commandites pose elle aussi encore problème pour la petite délégation. «Nous avons le soutien de la commission scolaire et une réponse des gouvernements, mais on a de la difficulté à mettre la main sur de l’équipement de visibilité, des survêtements par exemple», précise Mme Bourgault. Pour l’instant, le plus gros des coûts reste à défrayer et Marie-Ève et Roxanne devront payer elles-mêmes leurs billets d’avion. Quoi qu’il en soit, rien ne les empêchera de fouler les plages de Porto Rico pour aller montrer ce qu’elles savent faire.

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