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Gaga des jeux de sociétés

Francis Gagnon transmet sa passion

Thaïs Martel par Thaïs Martel
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Article mis en ligne le 4 avril 2009 à 13:25
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Gaga des jeux de sociétés
Le party de jeux que Francis Gagnon a organisé au Resto-Brico du magasin Benjo s'est avérer un franc succès.
Gaga des jeux de sociétés
Francis Gagnon transmet sa passion
Le jeu de société pourrait bien devenir un tout nouveau secteur de l’économie de divertissement dans le Nouvo Saint-Roch. Soirée de jeux, ludothèque mobile, animation pour faire connaitre le jeu comme une pratique culturelle; Francis Gagnon, avec son entreprise, Production Sociojeux, entend lancer la mode du party de jeux.
C’est que Francis Gagnon est un passionné du jeu. Tellement qu’il en a fait son travail depuis cinq ans et qu’il s’est donné comme mission de transmettre l’amour des jeux de société au plus grand nombre de personnes possible. L’objectif : réunir les sceptiques, les joueurs en manque de partenaires ou les gens qui ont envie de socialiser différemment afin de leur faire découvrir, par son animation, différents jeux – il en possède plus de 400! «Sociojeux, c’est comme un DJ, mais au lieu de la musique ce sont les jeux», explique M. Gagnon.

L’idée de faire des soirées de jeux de société animées germe dans l’esprit de Francis Gagnon alors qu’il termine ses études, ici à Québec. Originaire du Lac Saint-Jean, le jeune homme recherche des occasions de socialiser. Il aime bien sortir, mais trouve que les rencontres intéressantes sont rares. Il n’aime pas tellement les spectacles où c’est du chacun-pour-soi. Déjà, il trouve que les jeux de société représentent l’outil de socialisation idéal, à la portée de tous.

De retour dans sa région natale, il tente de démarrer son entreprise d’animation. «C’était un gros défi en région, le bassin de population est moins important, donc le marché est limité», se souvient l’entrepreneur. Puis il décide de revenir s’installer à Québec. Pour lui, c’est maintenant ou jamais. «Je me suis dit OK, ici ça va marcher, je suis capable d’aller chercher les joueurs occasionnels, de leur faire découvrir des jeux comme on découvre de bons livres.» Depuis, il a fait de sa passion son travail à temps plein.
Les cafés dans la mire
Francis Gagnon sera ainsi au café Babylone de la rue Saint-Vallier Est tous les mercredis soir. Au programme, des jeux simples comme Tic Tac Boum ou Marrakech pour aller chercher les nouveaux joueurs, mais aussi de gros jeux, plus longs, impliquant plus de matériel et aux règlements plus complexes comme Agricola ou Les Colons de Cathan. C’est l’aspect animation qui permettra à Francis de rejoindre tout le monde. «Je serai là, disponible pour les gens, pour faire le pont entre les joueurs, mais ce sont les jeux les vedettes de la soirée», explique-t-il. Et ce n’est qu’un premier pas pour lui puisqu’il a déjà d’autres cafés de Québec dans la mire.
Comme pour le jeune entrepreneur un projet n’attend pas l’autre, les joueurs pourraient bien voir ses jeux surdimensionnés qu’il a lui-même fait faire sur mesure, question de les rendre plus impressionnants. «Pour certains jeux d’adresse ou de société, les agrandir les rend spectaculaires. Ce sont toujours les king de la soirée», assure-t-il.

Quoi qu’il en soit, il reste beaucoup de travail à faire pour Francis Gagnon avant de faire du jeu de société l’un des acteurs majeurs de l’industrie du divertissement. En Europe par exemple, on retrouve déjà des ludothèques où l’on peut emprunter des jeux de société au même titre que les livres dans les bibliothèques. «Il n’y a rien qui représente le monde du jeu ici. Ce n’est pas un sport, c’est à la fois un phénomène culturel et un loisir. Mais il reste que c’est un domaine qui bouge et qui ne demande qu’à être connu. Nous sommes peut-être en retard sur les Européens, mais, à la manière québécoise, on va rapidement rattraper le temps perdu», assure le passionné.

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