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Silence, on tourne!

Un projet de loi est déposé en vue d’améliorer la relation créateurs/producteurs

Luc Fournier par Luc Fournier
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Article mis en ligne le 1 avril 2009 à 16:58
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Silence, on tourne!
C’est Jean-Paul L’Allier qui sera chargé d’«évaluer avec autant de précision que possible les écarts entre les diverses positions et les hypothèses de solutions à envisager», afin que ne se répète pas des conflits pouvant décourager les productions américaines de tourner au Québec. - (Photo Luc Fournier)
Silence, on tourne!
Un projet de loi est déposé en vue d’améliorer la relation créateurs/producteurs
Un projet de loi a été déposé cette semaine afin d’éviter les conflits syndicaux importants dans la production cinématographique québécoise, comme on l’a connu en 2007. Selon la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, ces modifications à la loi proposées contribueront «à ramener un climat plus propice à la venue des tournages étrangers au Québec».
C’est que le conflit de travail qui avait opposé l’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS) à l’Alliance internationale des employés de scène, de théâtre, techniciens de l’image, artistes et métiers connexes des États-Unis, ses territoires et du Canada (AIEST) s’était éternisé, privant le Québec de plusieurs tournages lucratifs.

La loi modifiant la Loi sur le statut professionnel et les conditions d’engagement des artistes de la scène, du disque et du cinéma se sert donc des moyens pris pour régler le conflit afin de faire en sorte que la production artistique ne soit pas freinée par un conflit de la sorte dans les prochaines années. «Nous tournons définitivement la page dans ce conflit qui a causé du tort à l’industrie cinématographique québécoise», a indiqué la ministre St-Pierre.

Ainsi, le projet de loi redéfinit les secteurs de négociation et la portée des reconnaissances syndicales dans l’industrie des productions audiovisuelles. De plus, les techniciens et autres artisans de ce type de production (maquilleur, costumier, éclairagiste, concepteur de décors, …) bénéficieront d’une reconnaissance supplémentaire.
Formation d’un comité
Toutefois, il reste encore du travail à faire afin de définir jusqu’où les deux parties (producteurs et créateurs) peuvent aller afin de définir un cadre de travail clair pour les prochaines années. Ainsi, un comité est formé afin de faire un éclairage minutieux sur les besoins des deux parties en cause.

C’est Jean-Paul L’Allier qui sera chargé d’agir comme médiateur objectif dans les discussions. Il a comme mandat d’«évaluer avec autant de précision que possible les écarts entre les diverses positions et les hypothèses de solutions à envisager», a-t-il spécifié. Ainsi, il se pourrait qu’à la lumière de nouvelles considérations, dans quelques mois, d’autres modifications soient faites à la loi.

On ne peut qu’espérer, alors, que la «paix syndicale», pour reprendre les mots de la ministre, encourage les producteurs étrangers à considérer le Québec pour leurs prochains tournages.

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