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Une bulle, une idée, un livre

Stéphane Boulé lance son premier roman jeunesse

Luc Fournier par Luc Fournier
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Article mis en ligne le 31 mars 2009 à 11:57
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Une bulle, une idée, un livre
L’auteur de La petite Odyssée du garçon dans l’escalier en est à son deuxième livre, le premier étant un essai sur l’école destiné aux adolescents, Vivre l’école, paru aux éditions Anne Sigier en 2005. (Photo Luc Fournier)
Une bulle, une idée, un livre
Stéphane Boulé lance son premier roman jeunesse
L’auteur Stéphane Boulé, originaire de Loretteville et enseignant à l’école secondaire Mont-Saint-Sacrement, vient de lancer son premier roman jeunesse, La petite Odyssée du garçon dans l’escalier. L’auteur sera présent au prochain Salon du livre de Québec.
«Tous les chagrins sont supportables quand on en fait un récit.» Cette citation d’un auteur qu’il chérit, Boris Cyrulnik, résume bien le livre, selon lui. Son roman met en scène un jeune garçon qui emménage dans une nouvelle maison avec son père, récemment séparé d’avec la mère.

Le petit Ludovic, qui porte ce chagrin, se servira des moments où son père travaille à rafistoler la maison pour rêvasser et écrire ce qui lui passe par la tête. C’est à ce moment, assis dans l’escalier, que le jeune aura une idée de génie. Une bulle se gonfle alors au bout de son nez pour ensuite se détacher et s’envoler. Avec la bulle, l’idée disparait, emprisonnée. S’en suit une myriade de péripéties à la fois mystérieuses, drôles et touchantes.

Bien que le petit roman traite d’une situation qui touche plusieurs jeunes, l’auteur se défend bien d’en faire un livre moralisateur. «C’est en quelque sorte le chemin qu’un enfant a suivi et qui, grâce à des événements imprévisibles, a fini par lui permettre de surmonter ce chagrin-là. [Le roman] peut seconder certains jeunes dans leur chagrin pour qu’ils sachent quoi en faire», croit Stéphane Boulé.

Même s’il s’adresse aux enfants de 9 à 11 ans, ce dernier souligne toutefois que ce récit n’est pas enfantin et que des plus vieux pourraient s’y plaire. Il a d’ailleurs plu à son éditeur, qui lui a décerné son prix Excellence pour le meilleur manuscrit de l’année.
Des jeunes qui lisent
On parle beaucoup de décrochage scolaire par les temps qui courent, mais l’enseignant en français est plutôt optimiste lorsqu’il s’agit du français au secondaire. Il remarque que les élèves lisent plus qu’avant. Avec quatre livres obligatoires à lire chaque année, les jeunes prennent la piqûre de la lecture.
«On s’est mis à acheter des romans en série complète et on s’est rendu compte que quatre romans, ce n’est pas beaucoup. En moyenne on leur en fait lire entre six et huit par année. Donc, maintenant les jeunes, lorsqu’ils sortent du secondaire, ont lu une quarantaine de romans. Et moi, en faisant mon propre cours secondaire, je n'en ai eu qu’un à lire.»

Selon l’auteur, l’accroissement de la lecture rejaillit sur la créativité et la qualité du français des jeunes. Ces derniers sont d’ailleurs de plus en plus présents dans les salons littéraires.

Stéphane Boulé compte bien en croiser plusieurs au prochain Salon du livre de Québec, les 15 et 16 avril prochains. Il sera disponible pour discuter avec les lecteurs de 18h à 21h, au stand des éditions de la Paix (324a).

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