Le député de Vanier s’est engagé à aller chercher une partie des 15 000 places en CPE qui seront rendues disponibles dans les prochaines années.
La part de Vanier dans le dernier budget?
Déçu qu’on n’ait parlé principalement du retour du déficit, lors du dévoilement du dernier budget provincial, le député libéral de Vanier, Patrick Huot, croit que de bonnes choses sont dans le budget pour les résidents de sa circonscription. Les PME comme les jeunes familles ont de quoi se mettre sous la dent, selon lui.
À propos des places disponibles dans les Centres de la petite enfance (CPE), Patrick Huot a indiqué que d’ici 2010, une centaine de places allaient être rendues disponibles, dont 80 au Parc technologique du Québec métropolitain. Comme l’ouverture de 15 000 autres places a été annoncée récemment, Vanier pourrait bénéficier de plus de place disponible.
«Dans les 15 000 places supplémentaires, je m’engage à aller en chercher, parce qu’on peut démontrer que c’est ici qu’on en a besoin», a exprimé M. Huot. Plusieurs secteurs, dont le quartier Les Méandres, autour du croisement de Chauveau et de Robert-Bourassa, sont en fort développement. Et plusieurs de ces nouveaux arrivants sont de jeunes familles.
Pour ceux qui ne peuvent bénéficier d’une place en CPE et qui se tournent vers les garderies privées, une bonification du crédit d’impôt est d’ailleurs annoncée. Celui-ci passe de 7000$ à 9000$ par année. Ce crédit d’impôt bonifié sera d’ailleurs accessible à un plus grand nombre de famille, le salaire maximum du ménage, pour avoir droit à ce crédit, passant de 80 000$ à 125 000$. «Si ton enfant est dans une garderie privée, au bout de la ligne, ça va te couter la même chose», a précisé Patrick Huot.
Ce crédit est déjà remboursé à tous les trois mois, et selon ce dernier, le gouvernement est à regarder si des changements ne pourraient pas être faits afin d’accélérer ces versements, pour contrer la morosité économique actuelle.
Coup de main aux PME
Des mesures ont aussi été prises afin d’alléger le fardeau fiscal des petites et moyennes entreprises (PME), nombreuses dans le comté. Le revenu admissible au taux réduit d'imposition passe ainsi de 400 000 à 500 000$. Cette modification toucherait environ 7000 entreprises au Québec. «Ce petit coup de main va peut-être permettre de survivre ou de réinjecter de la liquidité dans l’entreprise.»
Et le député se défend bien de pelleter par en avant, quand son gouvernement distribue allègrement crédits d’impôt et subventions aux entreprises. Selon lui, c’est de l’argent qui revient en taxes et impôts, puisque cela permet de maintenir des emplois. «En n’investissant pas cet argent-là, il y aurait peut-être eu plus de chômeurs, plus de gens sur l’aide social. On se serait retrouvé à payer, sans retour là-dessus. C’est vraiment un investissement, quelque chose de payant.»
D’ailleurs, certains programmes issus du Pacte de l’emploi misent sur la formation, pendant la période actuelle de ralentissement. Plutôt de voir des entreprises licencier ses travailleurs, le gouvernement payera plutôt une partie de leur formation, ce qui pourrait encourager les employeurs à garder leur personnel.
Pour ce qui est de sa vision du Québec, et comme adjoint parlementaire à la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Patrick Huot mise entre autres sur l’énergie propre et le développement des aires protégées – qui sont passées de 8 à 12% du territoire québécois dimanche dernier. «C’est le cheval de bataille que je veux prendre».