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Sylvain Hotte donne libre cours à sa passion pour le hockey

par Adrien Meure, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 30 mars 2009 à 14:39
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Sylvain Hotte donne libre cours à sa passion pour le hockey
Installé à Québec depuis maintenant 17 ans, l'auteur Sylvain Hotte fonde de beaux espoirs sur sa nouvelle série Aréna. (Photo Adrien Meure)
Sylvain Hotte donne libre cours à sa passion pour le hockey
Lauréat 2007 du Prix jeunesse de science-fiction et de fantastique québécois pour La fée du lac Baïkal, le premier tome de la série Darhan, Sylvain Hotte saute à pieds joints dans une nouvelle aventure : Aréna. À l’occasion de la sortie de Panache, premier ouvrage de la série, Sylvain Hotte a livré à QUÉBEC HEBDO ses impressions sur sa jeune carrière d’écrivain, son parcours et son avenir.
Vous n’avez pas eu le parcours classique d’un écrivain, comment en êtes-vous arrivé là?
L’écriture c’est mon «dada» depuis que je suis ado, mais je ne me suis jamais vraiment fait d’illusions par rapport à ça. C'est ma mère qui m’a donné le goût de la lecture. Mais c’est vrai que je n’ai pas eu un parcours typique, c’est le moins que l'on puisse dire! J’ai fait des études en sciences humaines à Montréal, avant de venir à Québec. Ici j’ai étudié la philosophie à l’Université Laval, puis dans le domaine de la réfrigération. Ça ne fait que deux ans que je vis de l’écriture et que je peux me présenter comme écrivain.
Avec le succès que vous connaissez en tant qu’écrivain, quels sont vos plans d'avenir?
Mon objectif était de pouvoir vivre de mon écriture. Maintenant que c’est le cas, je veux m’inscrire dans le long terme. À 37 ans, je suis encore jeune. Tant que ça marchera, je vais continuer. Dans tout ce que j’ai fait, je suis arrivé à un point où j’avais l’impression d’avoir fait le tour des choses. Mais pas dans l’écriture. Il y a à chaque fois quelque chose de nouveau à explorer. Et en plus, ça ne m’empêche pas de toujours avoir mille et un projets!
Votre série Darhan racontait l’histoire d’un jeune guerrier dans la Mongolie du XIIIe siècle. Votre nouvelle série, Aréna, traite plutôt d’un jeune hockeyeur de la Côte-Nord. En tant que Québécois, aborder le sujet du hockey était-il un passage obligé?
Oui, un peu. Je suis moi-même passionné de hockey, et puis c’est une trame de fond efficace pour un roman. C’est drôle de voir que la réalité peut parfois rejoindre la fiction. Quand je regardais la récente léthargie de Kovalev avec les Canadiens, ça me rappelait mon personnage qui est une jeune vedette régionale dans le creux de la vague et qui essaye de retrouver son panache.
L’histoire se déroule sur la Côte-Nord, pourquoi avoir choisi ce cadre?
Si la littérature fantastique connaît un «boom» considérable, il est également vrai de dure que les cultures locales sont de moins en moins présentes dans la littérature d’aujourd’hui. J’aime ces régions comme le Nouveau-Brunswick, la Côte-Nord ou l’Abitibi, qui proposent des réalités différentes que celles qu’on peut connaître ici. Je trouvais important de situer le cadre du roman dans un Québec un peu moins connu. Et puis j’ai gardé un côté un peu flou. Les personnages ont la mentalité du coin, mais en même temps, l’action se passe sur une Côte-Nord qui n’existe pas vraiment. Le village n’est pas fixe, on ne sait pas exactement où il se trouve. On a même l’impression qu’il pourrait être un peu n’importe où, qu’il bouge. Le roman garde un petit côté surréaliste qui me plaît.
C’est un public différent que celui de Darhan qui est visé avec Aréna?
Oui, je voulais rejoindre un public un peu plus âgé. Aréna est destiné à des jeunes d’environ 14 ans, alors que Dahran ciblait les lecteurs âgés entre 10 et 12 ans. Les générations de lecteurs passent vite, et c’est un peu une manière de les suivre. D’ailleurs, tous les jeunes que je rencontre lors des tournées m’inspirent beaucoup, par exemple pour créer des personnages. Certains me donnent même des conseils sur le déroulement de l’histoire. Ils veulent y participer!
Combien de tomes sont prévus pour Aréna?
Le prochain devrait paraître à l’automne 2009, Dans mon plan de base, il s'agit d'une trilogie. Toutefois, les choses peuvent changer. Je sais où je m’en vais, mais le chemin, je ne le connais pas. C'est là toute la beauté de l'écriture…

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