La Société Saint-Jean-Baptiste de Québec (SSJBQ) a souligné, dimanche après-midi, les évènements entourant l’émeute de Québec de 1918, en déposant une gerbe de fleurs au pied du monument Québec-Printemps 1918, situé au coin des rues Saint-Joseph, Saint-Vallier et Bagot, dans le quartier Saint-Sauveur.
Du 28 mars au 1er avril 1918, les citoyens de Québec se révoltent contre la conscription, le Premier ministre conservateur Robert Borden et les agents de réputation douteuse recrutés pour pister ("spotter") les éventuels déserteurs. L'arrestation abusive, le 28 mars, de Joseph Mercier (23 ans) déclenche l'émeute. Deux milles citoyens assiègent le poste de police de la Place Jacques-Cartier.
Le 29 mars, on s'attaque aux bureaux du
Chronicle et de l'
Événement, deux journaux pro-conscription, et on met le feu à l'Auditorium (aujourd'hui Le Capitole), où se trouvent les dossiers des conscrits.
Le 30 mars, Ottawa envoie alors des troupes anglophones d'Ontario et de Nouvelle-Écosse pour mater les émeutiers. Celles-ci sont commandées par le major-général François-Louis Lessard, connu pour avoir écrasé une grève en 1878 et décoré pour services rendus lors de la rébellion métis de Louis Riel. L'émeute se terminera dans le sang le 1er avril 1918. Après avoir repoussé la foule dans le quartier Saint-Sauveur et lu en anglais l'ordre de dispersion, le major George G. Mitchell fait installer une mitrailleuse au coin des rues Saint-Vallier, Saint-Joseph et Bagot et ordonne de tirer. Quatre personnes tombent sous les feux des soldats et aucune de celles-ci n'avait pris part à l'émeute. En plus de ces quatre décès, l'armée canadienne a fait 70 blessés. Dans son rapport, le coroner demanda au gouvernement fédéral d'indemniser les familles des victimes. Quatre-vingt-onze ans plus tard, celles-ci attendent encore.
Pour avoir plus de détails sur les évènements de 1918, consultez le
www.quebechebdo.com .