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Le Petit Séminaire de Québec à l’heure du mandarin

Article mis en ligne le 26 mars 2009 à 12:03
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Le Petit Séminaire de Québec à l’heure du mandarin
Le Petit Séminaire de Québec initie ses étudiants au mandarin.
Le Petit Séminaire de Québec à l’heure du mandarin
Implanté depuis plus de 340 ans dans le Vieux-Québec, Le Petit Séminaire de Québec continue d’innover en matière d’éducation. En effet, le directeur général de l’institution, Réjean Lemay, quittera Québec le 19 avril prochain pour procéder à l’embauche d’un moniteur de langue en … mandarin!
Le projet est soutenu par la Fédération des établissements d’enseignement privés (FÉEP) et par un ONG chinois, HANBAN, dont le mandat est de faire rayonner la culture et la langue chinoise à travers la planète. Si quelques écoles au Québec ont déjà saisi l’occasion de sensibiliser leurs élèves à l’émergence du pays de MAO, Le Petit Séminaire de Québec sera la première école de la région de Québec à se rendre en Chine pour embaucher une ressource spécialisée en mandarin.

«Le Petit Séminaire de Québec a été le premier à s’investir dans le Programme international à Québec et à promouvoir auprès de ses élèves l’importance d’être ouvert sur le monde. Plus qu’un programme de douance, le Programme international appelle l’apprentissage des langues, la compréhension des peuples et des cultures. Nous disposons déjà d’une panoplie de voyages culturels qui permettent aux élèves de compléter l’intégration des apprentissages en classe par le tourisme. Avec l’enseignement du mandarin et la présence d’un enseignant chinois dans le Vieux-Québec, c’est la Chine qui se déplace vers nous pour se faire découvrir», affirme le directeur général. «C’est aussi un complément très intéressant à notre programme de langues secondes», poursuit-il.

Non seulement monsieur Lemay va-t-il en Chine pour embaucher un ressortissant chinois, mais il souhaite également établir des contacts avec d’autres écoles. «En 2000, je me suis rendu en Chine dans le cadre d’un autre projet. Je sais que pour tisser une relation de confiance avec les Chinois, il faut mettre du temps et se laisser connaître. J’ai demandé à rencontrer quelques écoles qui ont, comme nous, une tradition d’excellence et qui sont enracinées dans la culture chinoise comme Le Petit Séminaire de Québec l’est dans la culture canadienne et québécoise. J’ai d’autres projets!»

Questionné à ce sujet, le directeur général cache mal son enthousiasme. On apprend qu’il souhaite que l’école coordonne, d’ici quelques années, des voyages culturels avec une ou des écoles chinoises et, à moyen ou long terme, des échanges étudiants. Selon lui, la barrière de la langue pourrait être moins importante qu’il y paraît à première vue. «Il suffirait de trouver un partenaire au niveau primaire dans la région de Québec pour initier l’apprentissage du mandarin le plus tôt possible et, en poursuivant au niveau secondaire, il est possible de croire que ces élèves pourraient effectuer un échange de quelques semaines dans une école chinoise. Imaginez un élève qui termine le secondaire en parlant français, anglais, espagnol et mandarin», conclut-il.

La connaissance des langues étrangères est maintenant devenue un atout incontournable pour les jeunes qui se dirigent sur le marché du travail de nos jours. Plus les institutions scolaires de la région aideront nos jeunes à apprendre, plus ceux-ci seront intéressés à découvrir toutes les merveilles qui se rattachent à la connaissance d’une langue étrangère.

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