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Des rues privées de brigade scolaire

Des parents s'inquiètent

Véronique Demers par Véronique Demers
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Article mis en ligne le 20 mars 2009 à 16:45
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Des rues privées de brigade scolaire
Les automobilistes roulant sur la rue Carillon croisent quatre coins de rue avant de franchir le premier arrêt à la hauteur de l'école, à l'angle de Louis-Falardeau.
Des rues privées de brigade scolaire
Des parents s'inquiètent
Les parents d'élèves fréquentant l'école Sacré-Cœur souhaiteraient voir le retour d'un brigadier sur la rue Carillon, à l'angle de la rue Louis-Falardeau.
L'abolition de ce poste à la mi-décembre n'a pas tardé à susciter des réactions des parents. Dès janvier, une centaine d'entre eux ont signé une pétition pour recevoir à nouveau le service de brigade scolaire.
Ce n'est que le 10 mars dernier que la direction d'école et des représentants de la Ville les ont rencontrés. Quelques signataires entendent poursuivent leurs démarches en présentant la pétition lors du prochain conseil d'arrondissement, le 23 mars. «Le dépôt de cette pétition devrait renforcer une réflexion à court terme», croit la conseillère du district Saint-Sauveur et présidente de l'arrondissement La Cité, Louise Lapointe.

Bruno Serré, président du conseil d'établissement de l'école Sacré-Cœur, explique que l'école n'a pas obtenu un pointage assez élevé pour que le brigadier reste en poste. «Il fallait avoir au-delà de 50 jeunes pour avoir le nombre de points maximal. On en a compté 86. C'est un peu plus de la moitié des 150 élèves qui viennent à pied», calcule-t-il.

Le président du conseil d'établissement note aussi les problèmes de vitesse. «En janvier, on a observé un matin que près de la moitié des voitures ont fait un stop à l'américaine sur Carillon à l'angle Louis Falardeau», note-t-il.

Le conseiller en communication de la Ville de Québec Jacques Perron indique que le Précis sur la signalisation routière au Québec du ministère du Transport demeure la référence que la Ville utilise pour analyser les critères de pertinence menant à l'abolition ou l'ajout d'un brigadier scolaire. «Je ne connais pas la méthode que les parents ont utilisée, mais il peut y avoir des variations dans le comptage.»
Autres facteurs à considérer
M. Perron souligne qu'il est possible de réévaluer les besoins chaque année ou aux deux ans selon la fréquentation scolaire. «Il y a beaucoup de facteurs socio-démographiques à considérer. Au centre-ville, des écoles ferment. Mais l'inverse est possible ailleurs. La mouvance de la population se fait de plus en plus en périphérie», observe-t-il.
Martin Laverdière, un des signataires de la pétition, propose l'installation de feux clignotants. «Les rues ne sont pas droites dans ce secteur; les gens circulent en dents de scie», dit-il. Le père de deux jeunes filles se relaie avec d'autres parents le matin, pour assurer un minimum de sécurité auprès des enfants.

L'homme de 42 ans se demande maintenant s'il ne quittera pas le quartier qui l'a vu naître. «J'ai à cœur mon quartier. La Ville nous dit d'investir mais nous enlève des services, est-ce que ça vaut encore la peine?»

Pour le moment, aucune décision n'a été prise. «On regarde plusieurs solutions. J'ai rencontré le chef de police; on est conscient de la problématique. On veut en profiter aussi pour évaluer la signalisation, la circulation et la vitesse», justifie la conseillère Louise Lapointe.

Le quartier Saint-Sauveur n'est pas le seul à être touché: au cours des prochains mois, près d'une trentaine de postes de brigadiers scolaires devraient être abolis dans trois arrondissements de Québec.

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