Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

L’école de l’avis

Article mis en ligne le 20 mars 2009 à 13:42
Soyez le premier à commenter cet article
L’école de l’avis
La réforme de l’éducation en est maintenant rendue à la dernière année du secondaire après des ratés et des retards causés exclusivement par le faux débat entre compétences et connaissances. Mes dernières années comme enseignant m’ont permis de constater le bien-fondé de cette nouvelle ère qui favorise dorénavant les têtes bien faites et non plus les têtes bien pleines. Exit les robots rentables et dociles, bienvenue aux citoyens de demain qui penseront par eux-mêmes et qui feront preuve d’ouverture sur le monde dans toutes ses différences. Je mets toutefois un bémol au fait de vouloir maintenant implanter cette même philosophie de l’éducation au niveau des cours aux adultes.

La clientèle disparate (dont les raccrocheurs) qu’on y retrouve, la différence de l’âge des élèves dans un même groupe, le vécu fort différent de chacun et surtout une pédagogie axée principalement sur l’enseignement individualisé hypothèquent les espoirs les plus légitimes. Cette clientèle singulière se recrute en majorité dans la « génération Y » habituée à la négociation et à l’expression des états d’âme, contrairement à la discipline et le respect de l’autorité qui ont jadis caractérisé les baby-boomers. Nos raccrocheurs ont un seul but, celui de compléter leurs unités manquantes pour enfin récupérer ce fameux diplôme. Il suffit simplement de recueillir leurs témoignages qui expliquent où et pourquoi la sauce s’est gâtée dans leur cheminement pédagogique. Cette nausée de l’école dévoile des origines et des manifestations complexes comme celle du rejet, de l’isolement dans les équipes de travail et de la perte de confiance en soi. À « l’école des grands », sous l’aile d’une pédagogie différente et axée sur l’individu, les raccrocheurs sauront être revalorisés et leurs forces seront exploitées avec du soutien et des ressources appropriés à leur situation. L’école de la vie, ils l’ont déjà vécue, parfois comme une méchante claque sur la gueule. Écoutons plutôt leurs doléances légitimes de clients et tentons d’en tenir compte, bon sang. Tendons l’oreille à ces milliers de cerveaux mis en veilleuse. Ils ne veulent se sortir de l’oisiveté et des mauvais plis qui s’ensuivent trop souvent, et ce au détriment de la société dite instruite et bien éduquée. Bien que je comprenne les efforts socio-politiques pour éviter le décrochage, les raccrocheurs demeurent aussi une réalité préoccupante et on doit surseoir à la réforme.
Robert Martel, enseignant retraité

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • «À l'approche du temps des fêtes, êtes-vous davantage sensible aux cris d'alarme des organismes de charité?»
  • Oui
  • Non