Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Un bel exemple de «greenwashing»

Article mis en ligne le 20 mars 2009 à 10:04
Soyez le premier à commenter cet article
Un bel exemple de «greenwashing»
Les jérémiades de la Ville de Québec sur le manque de terrains à bâtir pour éviter l’étalement urbain sont un bel exemple de «greenwashing». En effet, elles mènent à la conclusion fallacieuse qu’il faut absolument sacrifier nos boisés, nos parcs et notre forêt urbaine pour limiter l’étalement urbain. Or la vérité est toute autre. Des espaces pour bâtir des habitations sur le territoire de la Ville, il n’en manque pas. Il suffit de penser à tous les espaces de stationnement à ciel ouvert qui existent, certains immenses dans des endroits stratégiques comme aux abords du boulevard Laurier. Car vu à vol d’oiseau dans Google Earth, Québec apparaît comme le royaume du stationnement! Il suffirait d’en faire des stationnements souterrains et de construire par-dessus. Si nous densifions intelligemment, en construisant sur ce qui est déjà asphalté, bétonné, gazonné et qui n’a plus aucune valeur écologique, culturelle, patrimoniale ou communautaire, nous viendrions de gagner là des espaces pour bâtir pour combler les besoins des décennies à venir tout en protégeant nos espaces verts et notre qualité de vie.

Le hic, c’est que les promoteurs recherchent des terrains beaux, bons, pas chers comme les parcs, boisés, forêt urbaine et terres agricoles. Car ces terrains ne requièrent pas de démolition ni décontamination, ce qui assure des profits maximaux. La ville est donc prête à leur sacrifier ces espaces verts qui font le bonheur des citoyens présents et futurs pour offrir le maximum de profit à quelques promoteurs qui ont spéculé sur des promesses de certains élus. Et elle se fait même leur porte-parole pour justifier auprès de la population le sacrifice de ces espaces verts.

Il est illogique de dire vouloir attirer de jeunes familles en construisant des condominiums luxueux sur des espaces verts car les jeunes familles recherchent tout le contraire : des prix modiques à proximité d’espaces verts. Il est temps que la Ville de Québec pense à une politique d’aide aux jeunes familles en offrant des subventions, en exigeant un pourcentage de logements sociaux dans des tours d’habitation luxueuses comme cela se fait à Londres par exemple, en assurant la survie des écoles locales et en protégeant tous les espaces verts, boisés et forêt urbaine.

Heureusement que les Plaines d’Abraham appartiennent au gouvernement fédéral et qu’à ce titre, elles puissent échapper au nouveau crédo de la Ville de Québec soutenu par la cupidité de certains promoteurs car pourrions-nous avoir plus bel endroit pour densifier aveuglément et uniformément?
Johanne Elsener

Présidente du Comité des arbres de Sainte-Foy–Sillery

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins

  • Québec Express - Ville de Québec, Québec
  • l'Actuel - Haute-Saint-Charles, Les Rivieres
  • Beauport Express - Beauport, Québec

La question du net

  • «Participerez-vous aux activités entourant la présentation à Québec de la finale de la Coupe Vanier?»
  • Oui
  • Non