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Le paradoxe d’un collectif intuitif à Cap-Rouge

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
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Article mis en ligne le 22 mars 2009 à 9:41
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Le paradoxe d’un collectif intuitif à Cap-Rouge
Artiste de la capitale, Danielle Désilets, Cécile Gosselin, Céline Bonneville et Hélène Gamache présentent «Dualité» à la Galerie du Tracel du Centre d’art Maison Blanchette. (Photo Nicolas Bégin)
Le paradoxe d’un collectif intuitif à Cap-Rouge
Unies par un lien d’amitié, Hélène Gamache, Céline Bonneville, Cécile Gosselin et Danielle Désilets se rejoignent aussi à la base de leur procédé créatif. Au moment de peindre, toutes se laissent guider par leur intuition, sans vraiment respecter une ligne de conduite ou un plan précis.
Après avoir présenté un projet à huit intitulé Soi, sois, soit… soie l’an dernier, les quatre artistes du collectif Paradoxe unissent à nouveau leurs tableaux dans le cadre de Dualité. Si chacune dévoile un certain nombre d’œuvres individuelles au Centre d’art Maison Blanchette de Cap-Rouge, une exposition de toiles collectives pourrait voir le jour éventuellement.

«On voit notre niveau d’affinité dans notre façon de voir les arts, comment on pousse notre recherche personnelle intérieure pour créer», explique Danielle Désilets.

Malgré la bonne entente, les quatre artistes ont parfois des désaccords, d’où le nom de leur association.

«Nous sommes humaines», indique Cécile Gosselin.

«Mais nous sommes assez proches au niveau artistique», ajoute Céline Bonneville.

«Nous travaillons toutes différemment», précise Hélène Gamache.

Cette dernière, adepte des techniques, aime faire revivre de vieux objets. Si une petite idée mijote dans sa tête au début de la création, le résultat s’avère souvent bien différent. «Des fois, je commence à travailler à partir de mes rêves.»

Sa consœur Céline Bonneville utilise pour sa part la soustraction dans son travail, rattaché à la nature. Elle applique de la couleur, pour ensuite en enlever une partie. Acrylique et crayon font entre autres partie de ses outils de travail. «Je vise la douceur et la quiétude. C’est ce que je veux que mes œuvres représentent.»

Intuitive, Cécile Gosselin se laisse de son côté guider par son instinct. «J’essaie de faire un tout qui me touche et qui est particulièrement esthétique.»

Dans la même veine, Danielle Désilets s’inspire des montagnes, des portes anciennes, de stries dans la pierre, etc. «C’est quelque chose qui vient de loin. Par exemple, des fois je vois des choses que j’ai vécues lors de mes voyages.»
La Galerie du Tracel du Centre d’art Maison Blanchette se situe au 4187 côte de Cap-Rouge. Les portes ouvrent du mardi au dimanche, de 13 h à 17 h. L’exposition Dualité se poursuit jusqu’au 5 avril.

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