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Prendre soin de son sommeil pour passer du rêve à la réalité

Thaïs Martel par Thaïs Martel
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Article mis en ligne le 21 mars 2009 à 5:30
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Prendre soin de son sommeil pour passer du rêve à la réalité
De saines habitude de vie comme se coucher et se lever à des heures régulières, éviter de manger et de trop boire ainsi que relaxer avant d'aller au lit contribuent à un sommeil réparateur.
Prendre soin de son sommeil pour passer du rêve à la réalité
Difficulté à s’endormir ou à rester endormi, sommeil non réparateur et éveil trop tôt. Puis, dans la journée, somnolence, fatigue, difficultés de concentration, troubles de l'attention et de la mémoire ont des conséquences au plan professionnel et au niveau de la santé. Le tiers de la population est affecté occasionnellement par divers troubles du sommeil, alors que 6 à 10 % souffre d’insomnie chronique.
Dans ce contexte, la Journée internationale du sommeil, ce samedi 21 mars, représente l’occasion idéale pour Mélanie LeBlanc, professionnelle de recherche au Centre d'étude des troubles du sommeil de l’Université Laval, de faire savoir qu’il y a des solutions aux problèmes d’insomnie. Cette journée est à la fois une célébration du sommeil et un appel à l'action sur les questions liées au sommeil afin de diminuer le fardeau des problèmes de repos de la société par une meilleure prévention et par la gestion des troubles du sommeil.

«Les gens attendent souvent longtemps avant de nous consulter. Certains souffrent d’insomnie depuis plusieurs années. D'ailleurs, si on se réfère aux critères de diagnostic brut, il y a plusieurs personnes qui montrent des symptômes de troubles liés au sommeil sur quelques jours pendant un mois», indique Mme LeBlanc.
Trucs et solutions
Pourtant, des solutions existent puisque différentes études scientifiques démontrent que de 70 à 80 % des gens qui reçoivent un traitement psychologique vont démontrer une amélioration significative de la qualité de leur sommeil. «On commence par essayer la pharmacothérapie, qui permet à la personne de récupérer. Par contre, cela ne règle pas le problème, ça ne fait que le camoufler. Ce qui importe, c’est de travailler au niveau des habitudes de vie», assure la spécialiste.
Des trucs simples, il y en a! Faire de l’exercice, éviter alcool et caféine après le souper et faire attention aux liquides en soirée (qu’il faudra forcément éliminer) ou aux collations tardives (qui risquent de prolonger la digestion pendant la nuit). Ensuite, il suffit de se détendre une heure avant d’aller au lit, de se coucher si on est somnolent seulement et de se relever si on ne dort pas après 30 minutes. Surtout, il faut rester réaliste et ne pas dramatiser.

«On doit à la fois prendre de bonnes habitudes comme de se lever et de se coucher à la même heure chaque jour et de réserver la chambre et le lit au sommeil et aux activités sexuelles, tout en travaillant sur la perception du sommeil. Mal dormir, ce n’est pas normal, mais ce n’est pas non plus la source de tous les problèmes. Une mauvaise journée peut survenir même si on a bien dormi», explique Mme LeBlanc.

Bref, le message du Centre d'étude des troubles du sommeil est simple : on dort le tiers de notre vie, ce qui signifie qu’à 60 ans, on a déjà dormi 20 ans. Notre sommeil est donc précieux et nous devons le soigner.

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