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Pour une réforme des Nations Unies

par Adrien Meure, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 18 mars 2009 à 13:13
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Pour une réforme des Nations Unies
Louise Fréchette est venue exposer ses arguments au pavillon De Koninck de l’Université Laval. (Photo : Adrien Meure, Québec Hebdo)
Pour une réforme des Nations Unies
Plus d’une centaine de personnes sont venues assister mardi après midi, à une conférence de Louise Fréchette, vice secrétaire générale des Nations Unies de 1998 à 2006, donnée à l’Université Laval.
L’ancienne diplomate a exposé ses arguments pour une réforme de l’ONU. Selon Mme Fréchette, non seulement une transformation des structures est indispensable, mais un changement dans les choix politiques doit l’accompagner. Elle insiste sur le fait que ce sont les gouvernants qui feront la différence en ayant le courage de prendre des décisions: «On peut conclure tous les accords qu’on voudra, créer toutes les structures qu’on voudra, il ne se passera rien si les gouvernants reculent devant leurs responsabilités. Pensez Protocole de Kyoto et vous comprendrez ce que je veux dire.»

Louise Fréchette dénonce le «manque navrant d’ambition et d’imagination» dont fait preuve la communauté internationale. Elle explique que les nouveaux défis auxquels est confrontée celle-ci, seront difficiles à relever avec les institutions actuelles. Elle estime qu’il faut «trouver de nouveaux moyens de faire respecter les décisions prises dans l’intérêt collectif.»

Louise Fréchette assure que l’ONU a toujours été capable de s’adapter aux nouvelles réalités. Et avec l’émergence de pays comme la Chine et l’Inde, elle souhaite que plus de pouvoir leur soit donné.

La diplomate rappelle le rôle important qu’a tenu le Canada par le passé dans la création de nouvelles institutions, notamment dans la création de l’ONU et de l’OTAN, ou encore les forces de maintien de la paix. Elle espère que ce sera encore le cas pour une réforme des Nations Unies.

Celle qui a été invitée par l’Institut québécois des hautes études internationales, est aujourd’hui associée au Centre pour l’Innovation en Gouvernance internationale, à Waterloo en Ontario, où elle travaille sur un projet sur l’énergie nucléaire et les défis de gouvernance internationale.

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