Le député de Louis-Hébert et porte-parole du Bloc Québécois en matière de Sports, Pascal-Pierre Paillé, dénonce l’intrusion du gouvernement conservateur dans la gestion du savoir et la recherche universitaire.
Il réagit ainsi à une mesure annoncée dans le dernier budget déposé le 27 janvier dernier. De plus, il invite les citoyens à se procurer et à signer une pétition disponible sur son site Internet à l’adresse suivante :
www.pppaille.org
Cette pétition est soutenue par son collègue député de Repentigny et porte-parole du Bloc Québécois en matière de Jeunesse, Nicolas Dufour.
«En tant que député de la circonscription où se situe l’Université Laval, je me sens grandement interpellé par cette décision du gouvernement. Elle va à l’encontre de la qualité et de la rigueur de la recherche qui se fait dans les universités du Québec, notamment à l’Université Laval. La recherche en sciences humaines ne se résume pas seulement à la rentabilité économique, comme semble le croire le gouvernement», a affirmé le député de Louis-Hébert.
Dans le dernier budget fédéral, le gouvernement conservateur réserve une enveloppe supplémentaire de 17,5 millions de dollars destinée au financement de la recherche en sciences humaines, mais ces nouvelles bourses ne seront octroyées qu’aux projets
«liés au domaine des affaires». Comme le notent nombre d’universitaires, un projet moindre pourrait ainsi être favorisé au détriment d’un meilleur dossier, pour la seule raison qu’il cadre davantage avec le plan idéologique de Stephen Harper.
«En 2008-2009, l’Université Laval a reçu du Centre de recherche en sciences humaines(CRSH), l’organisme gouvernemental touché par la mesure budgétaire, une quarantaine de bourses au doctorat et une cinquantaine à la maîtrise. On peut se réjouir de l’octroi de bourses de recherche supplémentaires ; ce qui est inacceptable, c’est l’orientation souhaitée par le gouvernement conservateur dans les domaines d’études de ces bourses. Il s’agit d’une intrusion idéologique mettant en cause l’intégrité et la liberté de notre recherche universitaire», conclu Pascal-Pierre Paillé.