De longues pauses, un travail plus lent ou des retards sont autant de façon, pour l’employé qui fait des heures supplémentaires sans compensation, de se récompenser lui-même.
Des heures supplémentaires qui coûtent cher
En période de récession, plusieurs entreprises se serrent la ceinture et emploient un minimum d’effectif. Or, certains employeurs tendent à surcharger les employés qui sont demeurés en poste, ceux-ci devant essuyer de longues heures de travail supplémentaire. C’est le cas pour le cinquième des employés, selon un sondage récent. Plusieurs d’entre eux ne seront d’ailleurs pas rémunérés davantage pour ces heures. À moins que…
Un sondage réalisé pour le compte de l’entreprise de services aux employeurs, ADP Canada, démontre que 62% des employés qui doivent travailler plus longtemps sans compensation prendront l’initiative de se récompenser eux-mêmes.
Parmi eux, plus de la moitié quitteront le travail plus tôt, le quart travailleront plus lentement, tandis que d’autres utiliseront au maximum leurs congés de maladie, même en n’étant pas malades.
Le ralentissement de l’économie a amené 20% de la population à changer ses habitudes de travail. Parmi eux, plus du quart effectuent d’une à cinq heures supplémentaires, près de la moitié en travaillent de six à dix de plus et l’autre quart, plus d’une dizaine.
Toutefois, la situation n’est pas généralisée à l’ensemble des employés. Plus du tiers des travailleurs qui doivent faire des heures supplémentaires recevront une compensation salariale et 17% obtiendront des congés supplémentaires. Les Québécois sont d’ailleurs ceux pour qui les heures supplémentaires sont plus susceptibles d’être rémunérées à l’échelle canadienne.
Le sondage a été effectué auprès de 956 répondants entre le 22 et le 28 janvier 2009. La marge d’erreur est de ± 3,17%, 19 fois sur 20.