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Les employés surmenés et sous-payés se récompensent eux-mêmes

Plus de 21 % des Canadiens font des heures supplémentaires, souvent sans rémunération

Article mis en ligne le 12 mars 2009 à 6:25
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Les employés surmenés et sous-payés se récompensent eux-mêmes
Plus de 21 % des Canadiens font des heures supplémentaires, souvent sans rémunération
Si vos employés doivent travailler plus longtemps sans compensation, 62 % d’entre eux prendront l’initiative de se récompenser pendant les heures de travail. C’est ce que révèle un récent sondage au sujet des heures et de l’assiduité au travail, commandé par l’entreprise de services aux employeurs ADP Canada. Cette étude révèle entre autres que 21 % des Canadiens travaillent un nombre plus élevé d’heures par semaine pour maintenir la cadence, et quatre travailleurs sur dix (37 %) parmi ce groupe n’obtiennent aucune compensation ni congé supplémentaire.
«Si une entreprise ne récompense pas ses employés qui effectuent des heures supplémentaires, bon nombre d’entre eux trouveront un moyen de le faire eux-mêmes et ce, aux dépens de l’employeur, explique Stefan Sarazen, vice-président d’ADP Canada. Les solutions de gestion des heures et des présences, comme celles offertes par ADP, rendent les choses plus équitables, tant pour les employeurs que pour les employés, en mettant sur pied un système de rapports fiables et sans équivoque.»
Ralentissement de l’économie et modification des habitudes de travail
Peu importe la forme que prend la compensation des heures supplémentaires, s’il y en a une, la conjoncture contraint un grand nombre de gens à modifier leurs habitudes de travail, révèle ce sondage. Ainsi, 20 % de la population active affirme avoir changé ses habitudes de travail à la suite du ralentissement économique, notamment en rapportant plus souvent du travail à la maison, en travaillant pendant leur pause-repas ou en évitant d’utiliser leurs congés de maladie. Aussi, 21 % des travailleurs disent travailler davantage d’heures par semaine.

Or, parmi ce groupe :

o 28 % effectuent de une à cinq heures supplémentaires par semaine.

o Quatre employés sur dix (42 %) disent travailler de six à dix heures supplémentaires par semaine.

o 28 % effectuent 11 heures supplémentaires ou plus par semaine.

«Travailler plus longtemps ne signifie pas toujours travailler mieux, affirme M. Sarazen. En mettant en place les outils de gestion des heures et des présences appropriés, les employeurs peuvent enfin prévoir leurs besoins en matière de personnel et procéder aux ajustements nécessaires pour s’assurer que les ressources sont affectées adéquatement aux bons endroits et que les employés sont rémunérés correctement.»
Peiner au travail ou travailler à peine
Selon les résultats du Sondage ADP sur les heures et l’assiduité au travail, les employés qui se récompensent eux-mêmes des heures travaillées sans compensation le font de la façon suivante :

- Quitter le travail plus tôt (53 %)

- Travailler plus lentement (27 %)

- Utiliser des congés de maladie, même s’ils ne sont pas malades (23 %)

- Prendre de plus longues pauses-repas (21 %)

- Arriver en retard au boulot (16 %)

Toutefois, plus du tiers (35 %) des travailleurs qui doivent effectuer des heures supplémentaires affirment recevoir un supplément de salaire, et 17 % des congés supplémentaires. Ce sont les résidants du Québec qui sont les plus susceptibles (53 %) d’être rémunérés pour les heures supplémentaires, suivis par les travailleurs des provinces maritimes (37 %) et de la Colombie-Britannique (35 %). Ceux de l’Ontario sont les moins susceptibles d’obtenir une rémunération additionnelle (21 %) et c’est dans les provinces maritimes que les employés sont les plus susceptibles d’obtenir des congés supplémentaires (21 %).
Politiques sur les congés de maladie
Autre exemple inquiétant de cette tendance : les pertes causées par l’absentéisme des employés. En effet, 11 % des Canadiens prévoient utiliser tous les congés de maladie auxquels ils ont droit cette année. Les employés plus jeunes, âgés de 18 à 29 ans, sont deux fois plus susceptibles d’utiliser tous leurs congés de maladie (18 %), comparativement à leurs collègues de 50 ans et plus (7 %), révèle le sondage d’ADP. Quelques statistiques supplémentaires sur les congés de maladie :

Huit travailleurs sur dix (81 %) affirment disposer d’un nombre fixe de congés de maladie prévus par leur employeur. Onze pour cent des Canadiens disent que leur employeur n’a pas de politique relative aux congés de maladie, et 5 % ne le savent pas.

Les employés du Manitoba et de la Saskatchewan déclarent disposer du plus grand nombre de congés de maladie, et plus de la moitié d’entre eux (58 %) affirment avoir dix jours ou plus par année. Seulement 27 % des travailleurs québécois disent bénéficier de ce même nombre de jours.

Les femmes (14 %) sont plus susceptibles de profiter de tous leurs congés de maladie même si elles ne sont pas malades, comparativement aux hommes (8 %).
Solutions
ADP offre un éventail de solutions de gestion des présences et des systèmes de collecte des heures qui aident les entreprises à planifier, à suivre, à analyser les activités de leurs employés et à en faire rapport, tout en permettant aux employés de consigner ou de passer en revue les heures travaillées, de vérifier le nombre de jours de vacances restants et de demander des congés. Voici quelques-uns des avantages qu’offre la mise en place de ces systèmes :

· Assurer un traitement et une reconnaissance équitables, tant pour les employés que les employeurs.

· Augmenter la productivité et améliorer l’efficacité organisationnelle, en consignant les pauses, les retards et l’absentéisme, en plus de mettre en œuvre des politiques relatives à la rémunération des heures supplémentaires.

Selon ADP, entre le tiers et la moitié des employeurs utilisent encore un système manuel de collecte des heures travaillées. Les systèmes de gestion des heures et des présences gardent un suivi exhaustif des heures travaillées et identifient les tendances et les comportements récurrents qui pourraient être difficilement détectés avec un système manuel. Le système manuel est également peu fiable pour comptabiliser la paie des heures supplémentaires et l’absentéisme, ce qui peut en effet entraîner des pertes financières pour les employeurs.
Méthdologie du sondage
Au total, 956 répondants occupant un emploi à temps plein ou à temps partiel ont été interviewés entre le 22 et le 28 janvier 2009 par Environics Research Group. La marge d’erreur est de +/- 3,17 %, 19 fois sur 20. La marge d’erreur est plus élevée pour les sous-échantillons régionaux. Les données ont été pondérées statistiquement afin que l’âge et le sexe des répondants ainsi que la composition régionale de l’échantillonnage reflètent adéquatement la population canadienne adulte selon le recensement de 2006. Les écarts des données totales découlent de l’arrondissement.

* (Source : ADP Canada)

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