Marcel Michaud, président du comité consultatif EHDAA à la Commission scolaire des Premières-Seigneuries.
(Photo: Véronique Demers)
Inclusion scolaire des élèves vivant avec une problématique
Débat au Grand Salon de l'Université Laval
Comment inclure le mieux possible un élève présentant une déficience intellectuelle dans une classe régulière? Quel est le meilleur plan d'intervention à adopter pour répondre à ses besoins?
Des intervenants du milieu scolaire viendront débattre du sujet au Grand Salon de l'Université Laval, le jeudi 12 mars, à 19h. L'Association pour l'intégration sociale région de Québec choisit d'organiser ce débat dans la foulée du plan d'action par le ministère de l'Éducation (MELS) pour les élèves handicapés et élèves en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA), rendu public en juin dernier.
Lorraine Doucet, spécialiste en réadaptation psychosociale et orthopédagogue, croit que ce type de clientèle est en quelque sorte exclu, malgré les mesures mises en place par le MELS pour favoriser son développement et sa réussite. «Tout élève a la possibilité de faire partie de notre société et avant de l'exclure systématiquement de cet environnement-là (la classe régulière), il faut qu'il y ait des actions concrètes qui soient posées.»
L'orthopédagogue trouve que les enseignants sont peu outillés pour répondre aux besoins de cette clientèle. «Sur les quatre ans qu'on prend à former un enseignant, seul un cours optionnel de 45 heures couvrant toutes les clientèles EHDAA lui est offert.»
Marcel Michaud, président du comité EHDAA à la Commission scolaire des Premières-Seigneuries (CSDPS), croit qu'il y a une mauvaise gestion des ressources financières. «Le manque de fonds n'entre pas nécessairement au premier plan, mais l'organisation des services. Les techniciennes en éducation spécialisée qui aident les enseignants ayant dans leur classe des élèves EHDAA ne sont pas présentes à temps plein. D'un autre côté, ça peut être facile de diriger les ressources financières vers un jeune ayant un trouble de comportement plutôt qu'un jeune qui présente une déficience intellectuelle et qui ne dérange pas dans la classe.»
Lorraine Doucet et Marcel Michaud prendront part au débat du 12 mars, au Grand Salon de l'Université Laval.
Différentes problématiques des EHDAA
Déficience intellectuelle
Troubles d'apprentissage
Trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité
Syndrome Gilles de la Tourette
Trouble de comportement
Trouble envahissant du développement
Dyslexie et dysorthographie
Dysphasie
Dyspraxie
Alexandra Collin
Commentaire mis en ligne le 14 octobre 2009Je suis tout à fait en accord avec le fait que les enseignants en enseignements réguliers ne sont pas assez outillés pour travailler avec une clientèle EHDAA? Plus particulièrement, les plus récemment diplômés qui n'ont pas encore suffisament d'expérience.
Alors pourquoi, les commissions scolaires n'envisagent-elles pas d'engager des diplômés en enseignement de l'adaptation scolaire et sociale pour travailler dans ces classes régulières qui possèdent des élèves EHDAA. Nous sommes formés pour travailler avec ces jeunes! C'est quand même surprenant qu'un enseignant au régulier sans aucune formation avec les EHDAA puisse faire le saut de la classe régulière à la classe spéciale, mais que l'inverse ne se fasse pas.
Personnellement, je suis certaine qu'un diplômé en adaptation scolaire a beaucoup plus d'outils à sa disposition pouvant permettre à des EHDAA une meilleure inclusion dans la classe régulière puisque nous sommes formés pour aider ses jeunes.