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Monsieur Bonheur, c'est lui!

par Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 9 mars 2009 à 12:37
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Monsieur Bonheur, c'est lui!
Jean-Marie Brochu, un homme qui a le cœur sur la main.
Monsieur Bonheur, c'est lui!
Cette semaine, je vous propose une rencontre avec l’abbé Jean-Marie Brochu, que plusieurs surnomment amicalement Monsieur Bonheur. À 82 ans, le principal intéressé n’a rien perdu de sa fougue et de sa passion. Sa philosophie : la vie n’a pas d’âge!
Québec Hebdo – M. Brochu, êtes-vous natif de Québec?
Jean-Marie Brochu - Absolument. Je suis né dans la paroisse Saint-François-d’Assise. J’ai fait mes études primaires à Québec, dans le quartier Saint-Sauveur, à l'école où mon père enseignait. Par la suite, j'ai fréquenté l'Externat Saint-Jean-Eudes pendant deux ans avant d'aller terminer mon cours classique à La Pocatière. Ayant décidé de devenir prêtre, je suis revenu à Québec afin de poursuivre mes études au Grand Séminaire de Québec.
QH - En quelle année avez-vous été ordonné prêtre?
JMB - Le 7 juin 1952 au Colisée de Québec! Ce fut vraiment particulier. C’était l’année du 25e anniversaire de prêtrise du Cardinal Maurice Roy. Le diocèse avait donc décidé de faire une grande fête au Colisée et, pendant l’événement, le cardinal a ordonné plus d’une cinquantaine de prêtres.
QH - C’est à cette époque que l’on vous retrouve à l’Archevêché de Québec?
JMB - En effet. J’ai tout de suite été nommé comme secrétaire du Cardinal, poste que j'ai occupé pendant vingt ans. J'ai quitté cet emploi en 1972 pour agir à titre de curé de la paroisse Saint-Charles-Garnier.
QH – Parlez-nous de vos débuts à la radio.
JMB - Le propriétaire de la station de radio CJLR de Québec avait fait une demande à l’Archevêché afin qu'un prêtre vienne faire de courtes interventions en ondes. Comme j'avais suivi des cours en radio et télévision, j'ai été choisi. C’est donc le 24 juin 1963 que mon premier message radiophonique a été diffusé. L'aventure se poursuit toujours aujourd'hui, sur les ondes de CHRC… 46 ans plus tard!
QH - Comment est né le Noël du Bonheur?
JMB – En 1963, nous (Jean-Marie Brochu et les dirigeants de la station CJLR) avons décidé d’aider les gens de l’hôpital de Saint-Augustin à l'approche de Noël. Je voulais que l’on s’occupe de ces malades chroniques qui la plupart du temps étaient seuls et ne recevaient pas ou peu de visites. Par l'entremise de mes capsules radio, j’ai demandé à la population de nous donner un peu d’argent afin que l’on puisse leur procurer quelques douceurs à Noël. Je me souviendrai toujours… j’avais récolté plus de 400 $ à coup de vingt-cinq et cinquante sous. De là est né le Noël du Bonheur.
QH – Le succès du Noël du Bonheur vous a amené à y consacrer beaucoup d'énergies…
JMB – Oh oui! Après mes douze années comme curé de Saint-Charles-Garnier – c’était le maximum que l’on pouvait faire à cette époque, je me suis consacré à plein temps à la cause, notamment par l'organisation de radiothons, de téléthons et d'autres évènements du genre. En 46 ans, les besoins ont beaucoup augmenté. Aujourd’hui, ce sont plus de 94 institutions auxquelles nous venons en aide, et ce, sur un territoire qui s’étend de La Malbaie à Portneuf, sans oublier la Rive Sud de Québec.
QH - Qu’est-ce souhaitez-vous apporter à ces gens?
JMB – La bonté. Ils sont près de 8 200 qui s’ennuient! Lorsque ces personnes font leur entrée dans un centre pour malades chroniques, ils abandonnent tout. Ils se retrouvent alors une petite chambre, au cœur d'un endroit inconnu. Ils sont bien traités physiquement, mais ils ont mal à l’âme. Pour ce mal, il n'existe qu'un seul remède : la tendresse. Nous offrons des morceaux de bonheur. Chacune de ces pierres jetées dans la mer de la fraternité ne fait que hausser le niveau de tendresse que les bénévoles se chargent de distribuer à ceux et celles qui ont perdu le trésor de la santé.

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