Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Québec manque de maturité dans le dossier Red Bull

François Cattapan par François Cattapan
Voir tous les articles de François Cattapan
Article mis en ligne le 5 mars 2009 à 9:10
Soyez le premier à commenter cet article
Québec manque de maturité dans le dossier Red Bull
L'actualité rappelle combien il devient irritant de voir une poignée de citoyens freiner certaines initiatives porteuses de retombées économiques. Bien que la majorité se trouve prise en otage par une minorité qui pousse à l'extrême le syndrome du «pas dans ma cour», cela ne cautionne pas la montée aux barricades pour animer une séance de défoulement collectif de type «tasse-toi mon-onc'». Dans les deux cas, la grogne donne mauvaise presse à Québec et refroidit les ardeurs des investisseurs.

Assurément, l'exercice de la démocratie doit prévaloir dans tout dossier où des gens se sentent lésés dans leurs droits. Or, lorsque la raison cède le pas à l'obstination, comme dans le dossier de la compétition annuelle de patinage extrême sur la côte de la Montagne, le débat tant à glisser vers des écarts de langage improductifs. Plutôt que de se crêper le chignon en public, il y aurait lieu d'asseoir les parties et de trouver un terrain d'entente. Ce rôle de médiation revient à notre élite avec, à sa tête, le maire qui doit gérer le conflit sans afficher de parti pris.

Dans ce contexte, les appels au lynchage des empêcheurs de tourner en rond et à la surconsommation de boissons énergisantes aux vertus douteuses pour la santé s'avèrent d'une futilité déconcertante. Il est encore plus renversant de voir un maire se donner pour priorité de «rassurer Red Bull». On l'aurait cru avant tout élu pour servir ses contribuables. La nouvelle façon d'administrer la Ville consiste-t-elle à vendre son âme au marchand du temple le plus offrant? Il n'est pas plus édifiant d'entendre les âneries d'animateurs radio en mal de popularité durant les sondages BBM. À ceux qui s'émeuvent devant tant de visibilité perdue, rappelons que le Château Frontenac était déjà l'hôtel le plus photographié du globe avant que n'existe la canette au taureau rouge.

Les résidents du centre-ville qui, une fois confortablement installés, veulent refermer les murailles du Vieux-Québec, ne sont pas sans reproches. Une bonne réflexion sur leurs priorités s'impose. Car, une ville dynamique cherche toujours à s'activer et bouger à longueur d'année. L'avantage d'y habiter réside justement dans la proximité et la facilité de profiter de cette vie urbaine foisonnante. Quand les arts de la rue et le bruit ambiant de la cité nous irritent, il y a lieu de se demander qui n'y a plus vraiment sa place.

Après un 400e anniversaire rempli de promesses, mieux vaut éviter de retomber dans nos travers mesquins. Régler nos différends dans le respect de chaque concitoyen, voilà une démonstration de maturité sur laquelle bâtir…

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • «Participerez-vous aux activités entourant la présentation à Québec de la finale de la Coupe Vanier?»
  • Oui
  • Non