Le maire Marcel Corriveau pense faire une excellente affaire en achetant l’aréna Activital. (Photo Archives)
La Ville de Saint-Augustin achète l’aréna Activital
Au lieu de payer 10 M$ pour un bail d’une durée de 10 ans, la Ville de Saint-Augustin achète plutôt l’aréna Activital, situé sur la Montée du Coteau. Elle se donne 20 ans pour payer la note de 7 M$. Certaines rénovations s’avèrent cependant nécessaire, en dépit du bon état du bâtiment.
La Ville se retrouvait entre l’arbre et l’écorce dans ce dossier. D’un côté, le propriétaire souhaitait signer une entente de 10 M$ pour 10 ans, sans quoi c’était la clé dans la porte. De l’autre, elle devait trouver d’autres endroits pour assurer la continuité de ses activités de glace, ce qui est loin d’être chose facile.
«Un aréna neuf coûte de 18 à 20 M$, plus le terrain et ça prend environ deux ans à construire, indique le maire Marcel Corriveau. Si on ne louait pas, si on n’achetait pas, on n’avait pas de glace pendant deux ans.»
Une heure de glace coûtait 495$ à la location. La Ville réserve 2000 heures par année. Ce tarif diminue à environ 361$ à l’achat.
Bien entendu, elle perdra les revenus de taxes de l’ordre de 86 000$, mais elle économisera tout près de 4 M$ sur 10 ans. «On fait vraiment une bonne affaire», pense le maire Corriveau.
Construit il y a 28 ans, l’aréna Activital devra subir quelques rénovations, même si le bâtiment à deux patinoires semble en bon état.
Système de réfrigération, dalles de béton et toiture figurent entre autres à la liste des travaux à effectuer. Ceux-ci devraient atteindre le cap des 4 M$, mais la Ville pourrait recevoir des subventions de 2-3 M$.
Négociation et non affrontement
Le mandat l’ancien chef de police Normand Bergeron repose en ce moment sur la glace. Ce dernier devait analyser la desserte policière sur le territoire de Saint-Augustin. En d’autres mots, déterminer si la municipalité en reçoit pour son argent.
Mais la Ville poursuit Québec sa grande voisine pour quelques millions, et vice-versa, en raison de certains points litigieux. On parle entre autres d’entretien des rues et quelques terrains dans le parc industriel François-Leclerc.
Entre dialoguer et se rencontrer au tribunal, les deux parties préfèrent maintenant négocier. Compte tenu de cette ligne de pensée, la Ville de Saint-Augustin met son projet de côté et favorise la discussion. Pas question de jeter de l’huile sur le feu.
«On veut montrer notre bonne foi», précise le maire Corriveau.
Mandat d’architecture
La Ville de Saint-Augustin donne un mandat à l’architecte Jean-Claude Gauthier au sujet de l’éventuel aménagement au coin de Jean-Juneau et la route 138.
Rappelons-le, elle souhaite y déplacer la maison Soulard, construire la Maison des jeunes et ouvrir la Maison des générations. «On veut que tout ça s’intègre ensemble et que tout ça se marie bien», explique Marcel Corriveau.