Hugo Girard et les élèves de la Polyvalente de Charlesbourg à qui il a livré son message d'espoir.
Visite appréciée d'Hugo Girard à la Polyvalente de Charlesbourg
Ce n'est pas tous les jours qu'il est possible de s'entretenir avec Hugo Girard, l'homme qui a été déclaré le plus fort du monde en 2002. C'est pourtant l'expérience qu'ont vécu le jeudi 26 février dernier les élèves de quatrième secondaire inscrits en Voies alternatives, Pivot et formation métier semi-spécialisé et à l'activité-midi Musculation de la Polyvalente de Charlesbourg.
L'homme fort a profité de sa visite organisée par Daniel Desroches et Bastien Gauthier pour faire découvrir son univers aux élèves et membres du personnel présents et la façon dont il a fait les choses pour devenir l'homme le plus fort au monde.
«Quand on vient de Sainte-Anne-de-Portneuf, un village de 800 habitants de la Côte-Nord, avec l'intention de devenir l'homme le plus fort de la planète, on doit faire preuve d'imagination et de créativité pour atteindre ses objectifs, a dit d'entrée de jeu aux élèves, Hugo Girard. Comme je n'avais pas les outils pour le faire, j'ai donc dû les inventer. Je suis ce qu'on pourrait appeler un autodidacte.»
Avec comme modèles son père et les héros de bandes dessinées, l'invité a parlé du moment-clé qui a été le catalyseur de la mise en œuvre de son plan de match.
«C'était un samedi matin vers 11 h dans le salon de mes parents. J'avais 12 ans et j'écoutais le défi Mark Ten à la télévision. J'ai dit à ma mère à ce moment que je voulais devenir l'homme le plus fort du monde. J'ai dès lors ciblé sur la discipline et l'éthique de travail qu'il faut développer pour atteindre son but qui peuvent se résumer comme suit : visualiser son objectif, y croire et travailler pour l'atteindre. Il faut nécessairement avoir un plan pour poursuivre et atteindre ses objectifs», a dit encore Hugo Girard.
Même doué d'une force herculéenne, Hugo Girard préconise en tout temps une approche non violente.
«La violence est une façon d'exprimer ce qu'on n'arrive pas à dire. Ce n'est certes pas la manière dont je veux utiliser la force. Être fort, ce n'est pas qu'une question de bras. Ça se passe également dans le cœur et la tête. Si tu veux qu'on te respecte, commence par te respecter toi-même. Le respect, ça se mérite», a précisé l'homme fort à son auditoire.
«C'est important de savoir ce qu'on veut pour nous dans la vie. Il ne faut surtout pas attendre les autres pour savoir si on est bon ou si on ne l'est pas. Il ne faut pas se fier à ceux qui flattent et il faut se rappeler qu'on n'a jamais rien pour rien dans la vie. Si tu veux quelque chose, il te faut un plan et travailler pour atteindre tes objectifs. Dans mon cas, l'entraînement est une façon de vivre. Tant qu'à effectuer des efforts, aussi bien de le faire le mieux possible», de conclure Hugo Girard.
Quelques volontaires ont enfin tenté de soulever d'une seule main le poids Louis-Cyr, soit 173 livres. L'homme fort a déjà réussi à soulever ce poids de façon consécutive à 16 reprises lors d'une récente compétition qui a eu lieu au Japon.