Les jeunes filles ont pu participer à un défi où elles devaient inventer un système de protection pour un œuf afin qu’il résiste à une chute de plusieurs mètres. (Photo : Adrien Meure)
Des jeunes filles du secondaire s’initient aux sciences
Une soixantaine de jeunes filles de secondaire se sont réunies à l’Université Laval samedi dernier pour participer à la deuxième édition de l’événement «les filles et les sciences, un duo électrisant».
La proportion de femmes en sciences et génie est faible, et a tendance à baisser au cours des dernières années. C’est la raison pour laquelle cette journée a été créée, pour tenter de démystifier les formations scientifiques auprès de ces jeunes filles.
«Elles ont une image du scientifique en blouse blanche qui passe sa journée dans un laboratoire» explique Noémie Paradis, étudiante en génie mécanique. Simon Rocheleau, lui aussi étudiant en génie mécanique, estime que «notre rôle, c’est de leur montrer que les sciences et génie touchent beaucoup de secteurs différents, comme l’informatique, la mécanique ou l’agro-alimentaire. Il faut leur faire comprendre que ça peut être le fun!»
Les deux étudiants tenaient l’un des kiosques destinés à présenter les différentes branches des sciences et génie. En plus de ces stands d’information, plusieurs activités et ateliers étaient proposés. Par exemple, les jeunes filles ont pu apprendre à fabriquer leur propre parfum lors d’un atelier de chimie.
L’organisation explique que ce n’est pas un événement féministe, mais estime que plus de mixité dans les équipes de scientifiques ferait du bien, car les femmes ont souvent une approche différente.
Geneviève Taurand, étudiante en génie électrique, affirme que certaines années, aucune fille n’est admise dans ce domaine. Elle explique que c’est souvent par manque de connaissance que les jeunes filles délaissent les sciences, c’est pourquoi elle tente de partager sa passion avec les adolescentes présentes sur place.
Les participantes, élèves de secondaire 2, 3 et 4 venaient des régions de la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches. L’événement «les filles et les sciences, un duo électrisant!» était tenu simultanément à Québec, Montréal, Rimouski et Sherbrooke. L’édition de Québec, tenue pour la deuxième année, est la plus jeune, alors que l’édition de Montréal fêtait ses dix ans. Du côté de l’organisation, on estime qu’avec une meilleure visibilité, la journée pourrait attirer à Québec entre 100 et 150 participantes l’année prochaine.
Québec Hebdo
Harakiri
Commentaire mis en ligne le 1er mars 2009Ça fait trente ans qu’on nous bassine avec le même discours.
S’il y a moins de femmes en Science c’est qu’il y a moins de femmes portes sur la chose, point a la ligne. Cela n’est pas du à un complot des hommes contre les femmes.
Les hommes d’aujourd’hui sont désavantagés dès l’école primaire; les méthodes d’enseignement et le cursus favorisent les femmes. Et pourtant bien plus d’argent est dépensé par nos gouvernements pour la santé des femmes que pour celle des hommes. Vous tenez le même discours qu’il y a 30 ans. Le monde à change depuis!
Lire cet article pour en savoir plus:
http://harakiri.ca/2009/01/05/le-mensonge-feministe-premiere-partie/