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Les premiers acheteurs relanceront le marché immobilier

Avis de Phil Soper, président de Brookfield Real Estate Services

François Cattapan par François Cattapan
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Article mis en ligne le 27 mars 2009 à 5:15
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Les premiers acheteurs relanceront le marché immobilier
Rapides à quitter le marché immobilier lorsque le ciel s'assombrit, les premiers acheteurs sont aussi ceux qui reviennent le plus vite.
Les premiers acheteurs relanceront le marché immobilier
Avis de Phil Soper, président de Brookfield Real Estate Services
«Les acheteurs d'une première maison joueront un rôle prépondérant dans le redressement du marché immobilier au Canada. Surtout que ces personnes forment le groupe le plus important d'acquéreurs et qu'elles ont été nombreuses à rester sur la touche depuis qu'il est devenu évident l'automne dernier que le Canada n'échapperait pas à la récession mondiale.»
Tel est l'avis présenté par Phil Soper, président et chef de la direction de Brookfield Real Estate Services, lors d'un récent forum de la Banque Scotia tenu à Toronto sur les perspectives du marché immobilier canadien pour la prochaine année. Ce rendez-vous économique était également animé par Charles Lambert, administrateur délégué aux prêts hypothécaires, Warren Jestin, économiste en chef, et Adrienne Warren, économiste principale et spécialiste du secteur immobilier, tous trois de chez Scotia.

Toujours selon M. Soper, «comme les marchés du crédit, le secteur de l'immobilier résidentiel a besoin pour fonctionner efficacement que les biens circulent librement entre les vendeurs et les acheteurs. Or, le recul considérable des frais d'accession à la propriété devrait ramener les premiers acheteurs sur le marché, ce qui permettrait au secteur immobilier dans son ensemble de reprendre graduellement sa croissance.»

Le patron de Brookfield estime que plusieurs facteurs devraient inciter les acheteurs d'une première maison à faire leur entrée sur le marché résidentiel en 2009. Il cite notamment : l'adoption de mesures incitatives ciblées par le gouvernement; la baisse du prix des maisons; le creux historique des taux d'intérêt hypothécaires; et la réduction des risques grâce au retour des offres conditionnelles.
Montée de la rénovation
Pour sa part, l'économiste principale de la Banque Scotia, Adrienne Warren, a indiqué que «bien qu'il semble certain que le repli des ventes et de la construction de maisons se poursuive en 2009 au Canada, les perspectives sont plus nuancées en ce qui concerne la rénovation. Le secteur a connu une croissance rapide au cours des dernières années, les dépenses engagées ayant progressé en moyenne de 8,5 % en valeur constante chaque année au cours de la présente décennie, soit trois fois plus vite que la croissance du PIB dans son ensemble.»

Trois principaux constats ressortent de l'analyse de Mme Warren :

1) L'activité résidentielle au Canada devrait ralentir davantage en 2009 parallèlement à une détérioration générale de la conjoncture économique intérieure. Les mises en chantier devraient diminuer et se situer à environ 155 000 unités, ce qui se situe en deçà des besoins de remplacement à long terme. Les déclins touchent toutes les provinces ainsi que les logements multifamiliaux et unifamiliaux.

2) L'activité dans le secteur des immeubles de bureaux au Canada devrait être plus modérée en 2009, après plusieurs années de forte croissance. La demande de locaux à bureaux diminue parallèlement au ralentissement de l'embauche au chapitre des emplois de bureau (notamment dans les secteurs financiers, des miniers, d'ingénierie et des technologies de l'information), au resserrement de l'accès au crédit et à la forte diminution de l'investissement institutionnel.

3) Aux États-Unis, compte tenu du nombre sans précédent de maisons invendues et du nombre record de saisies découlant de la révision des taux d'intérêt s'appliquant aux prêts hypothécaires à risque élevé et à taux variable, on s'attend à ce que les constructeurs américains demeurent extrêmement prudents. Selon les prévisions pour l'année, les mises en chantier devraient se chiffrer à tout juste 550 000 unités, le niveau le plus bas depuis la fin de la 2e Guerre mondiale.
Récupération en 2010
«Le ralentissement économique observé tant dans les pays développés qu'émergents se prolongera durant la majeure partie de 2009 et sera probablement suivi d'une longue période de récupération se prolongeant au-delà de 2010. Bien que les paramètres économiques, financiers et budgétaires fondamentaux du Canada soient meilleurs que ceux des États-Unis et de nombreux autres pays, le déclin des marchés d'exportation pour les véhicules automobiles et les produits de base continuera de freiner l'activité dans son ensemble», a de son côté observé Warren Jestin, économiste en chef à la Banque Scotia.

Il rappelle néanmoins que même si les perspectives canadiennes ont été considérablement revues à la baisse, le revers économique devrait être moins grave qu'aux États-Unis. Aussi, la reprise subséquente devrait être relativement plus vigoureuse.
Pour obtenir un exemplaire du rapport et une transcription des exposés, veuillez consulter la page économique du site www.banquescotia.com

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