La rivière Saint-Charles profiterait d’un plan de mise en valeur récréotouristique comme il se fait à Ottawa, sur le canal Rideau, pour que soient mieux connues la myriade d’activités qui se déroule en plusieurs endroits le long du cours d’eau. - (Photo archives L’Actuel)
Pour une mise en valeur conjointe de la Saint-Charles
Le président de l’arrondissement de la Haute-Saint-Charles, Steeve Verret, a récemment proposé d’instaurer un comité visant à unifier les efforts pour hausser la visibilité des organismes qui travaillent à l’élaboration de divers projets qui mettent à profit la rivière Saint-Charles. Une espèce de vitrine, d’image unique pour le cours d’eau, à l’image de ce qui s’est fait avec le canal Rideau, à Ottawa, afin d’en faire un attrait touristique fort.
Il s’agit principalement de mettre à profit les efforts qui se font dans divers secteurs de la rivière qui prend sa source dans le lac Saint-Charles et qui culmine au centre-ville de Québec, où elle joint le fleuve Saint-Laurent.
Le désir de Steeve Verret est d’«établir un plan de mise en valeur récréotouristique et une offre de service autour du Parc linéaire intégrant les dimensions environnementales, récréatives, touristiques et urbanistiques et ce, avec les acteurs entourant la rivière Saint-Charles».
Il veut qu’on consolide ce qui se fait dans le nord de la rivière, afin qu’on n’oublie pas que la Saint-Charles commence bien au-delà de l’arrondissement Les Rivières, qui profite comme d’autres, depuis l’an dernier, d’un sentier aménagé sur quelque 24 kilomètres. D’ailleurs, les ressources éventuelles auraient aussi comme objectif le développement du Parc linéaire.
Créer une image de marque, un logo, afin de mieux faire connaître les richesses et activités qu’offre la rivière par le biais des organismes qui valorisent ce cours d’eau fait aussi partie des visées du projet. Bref, faire de cette rivière un atout supplémentaire pour accroître l’offre touristique de Québec.
Pour l’Association pour la protection de l’environnement et du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL), il s’agit là d’un projet fort intéressant. «Une démarche de plan d'ensemble avec une ressource humaine pour coordonner le tout pourrait non seulement nous aider au quotidien à faire avancer nos démarches, mais aussi à améliorer la concertation entre les organismes, a indiqué la directrice Mélanie Deslongchamps. La ville de Québec a investi des millions dans un parc linéaire. Maintenant qu'il y a une infrastructure, nous devons l'animer pour s'assurer que cette infrastructure perdure dans le temps», a-t-elle suggéré.
D’ailleurs, cet organisme ainsi que tous les autres situés au nord, dans le comté de Chauveau, profiteront bientôt d’une vitrine Web que pourront consulter les citoyens de cette circonscription, de Loretteville à Lac-Beauport, en passant par Wendake et Lac-Delage. Le député Gérard Deltell souhaite que soit formée une table de travail avec les gens des organismes du secteur, qui sont souvent très complémentaires, a-t-il fait remarquer.
Une ressource est d’ailleurs allouée depuis peu afin de faciliter le maillage de ceux-ci. «Il faut développer le récréotourisme, tout en gardant en tête le respect de l’environnement. Les gens pourront avoir un calendrier d’activités afin de savoir qu’est-ce qu’il y a à faire dans le comté de Chauveau, les fins de semaines», suggère M. Deltell, qui insiste sur le fait que l’initiative doit venir des partenaires du milieu, et non de lui-même. Il considère son rôle comme celui d’un entremetteur.
Reste maintenant à savoir si l’intention de M. Verret se concrétisera et de quelle façon. En attendant, les riverains plus au nord pourront profiter de ce calendrier d’activités centralisé, qu’on peut certes qualifier de premier pas dans la mise en valeur des organismes et activités qui bordent la Saint-Charles.