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Main-d’œuvre : des cousins pour aider le Québec

Luc Fournier par Luc Fournier
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Article mis en ligne le 26 février 2009 à 7:05
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Main-d’œuvre : des cousins pour aider le Québec
Les Français pourraient être d’une aide précieuse pour le Québec dans les prochaines années.(Photo : Québec Hebdo)
Main-d’œuvre : des cousins pour aider le Québec
Les boomers quitteront en masse le marché du travail dans les prochaines années, de sorte qu’il sera difficile, voire impossible, de combler ces emplois naturellement, avec l’arrivée normale d’une jeune main-d’œuvre qualifiée. Il faut donc être inventif. L’immigration de travailleurs pourrait être la solution à cette impasse.
Dans cette optique, et en tenant compte du fait français du Québec, un coup de main de nos cousins français semble tout indiqué. C’est d’ailleurs pourquoi la Chambre de commerce française au Canada, section Québec, a cru bon réunir des spécialistes de l’immigration et de l’emploi pour apporter quelques éléments de réponses aux compagnies qui craignent devoir faire face à un manque de main-d’œuvre dans les prochaines années. Et par n'importe laquelle, une main-d’œuvre qualifiée dont les compétences correspondent aux besoins actuels.

Selon la politique canadienne, une entreprise doit d’abord tenter de combler ses postes avec des travailleurs canadiens. Advenant que ce ne soit pas possible, on peut alors faire appel aux travailleurs étrangers.

Le statut de travailleur temporaire peut aussi être une option, dans le cadre d’un contrat précis, par exemple. Il s’agit là d’une façon intéressante, pour le travailleur, de savoir s’il saura apprécier sa terre d’adoption et ses rigueurs hivernales.

Le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles offre d’ailleurs des services pour accompagner les employeurs dans la recherche de main-d’œuvre qualifiée, une façon privilégiée pour connaître où se cachent les employés désirés et la façon de procéder pour l’embauche.

D’autre part, il est essentiel de faire appel à Citoyenneté et immigration Canada afin d’obtenir un permis de travail canadien. Dans certains cas, des exceptions peuvent faire en sorte que le processus soit accéléré, comme dans le domaine des technologies de l’information, où les besoins sont particulièrement criants.

L’Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations (ANAEM), issue d’une entente canado-française, aide aussi les recruteurs québécois dans leurs démarches. Elle développe en parallèle des actions favorisant l’intégration et la compréhension de la culture québécoise, dans le but, entre autres, d’éviter d’éventuelles bourdes en employant des expressions hasardeuses, comme on l’a vu récemment avec le passage de Jean Charest dans l’Hexagone. L’ANAEM fait d’ailleurs des missions de recrutement à l’étranger. Elle lance d’ailleurs l’invitation aux employeurs qui désirent y prendre part.

Le lien France-Québec profitera en plus de l’entente signée le 17 octobre dernier par le président de la France, Nicolas Sarkozy, et le premier ministre québécois, en octobre dernier. Les ingénieurs sont d'ores et déjà partie prenante de cette mobilité transatlantique et d’autres ordres professionnels emboiteront le pas d’ici peu, le temps de voir si l’enseignement, de part et d’autre de l’océan, est équivalent, quitte à instaurer des cours de mise à niveau.

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