Daniel Dupuis lance ses premières flèches électorales.
Affronter Loranger ou non le laisse indifférent
S’il a déjà marché aux côtés d’Émile Loranger, Daniel Dupuis affirme côtoyer un homme très différent du passé à l’hôtel de ville de L’Ancienne-Lorette. En bon archer électoral, le candidat à la mairie décoche ses premières flèches à son adversaire potentiel, dont on ignore toujours les intentions.
«Le maire actuel est arrogant, dénonce-t-il. Il ridiculise même les citoyens qui se présentent pour poser des questions qui mettent en doute ses décisions. Des gens vont le voir en privé, font leurs demandes et obtiennent à peu près tout ce qu’ils veulent.»
La présence d’Émile Loranger dans la course laisserait le candidat indifférent, même s’il apprécierait en découdre. Le maire actuel doit faire connaître sa décision au printemps. Qu’importe, Daniel Dupuis voit des avantages et des inconvénients à le voir dans l’arène.
«L’avantage est que si jamais je dois l’affronter on va savoir qui a gagné. J’aimerais bien l’affronter pour ça, pour confronter mes idées. Si c’est quelqu’un de nouveau, ça sera un autre défi. On va prendre celui qui sera là. Rien ne dit qu’il n’y aura pas une troisième équipe.»
Malgré tous les reproches imaginables, Daniel Dupuis déplore d’abord et avant tout le manque de vision à long terme du maire Loranger. «Il parle de faire une commission pour savoir ce qu’on veut dans l’avenir, mais il a fait une gestion au cours des trois dernières années en se foutant complètement de l’avenir. Il a pris des risques énormes dans la négociation à l’agglomération.»
Le chef de Démocratie L’Ancienne-Lorette accuse aussi Émile Loranger de préparer des budgets «bidon».
«La Ville a dépensé plus de 5 M$ en 2008 alors qu’elle n’avait prévu que 1,9 M$ au budget, écrit-il dans le programme de son parti. Le maire annonçait récemment que la Ville prévoit emprunter de 5 à 7 M$ en 2009, malgré les surplus enregistrés au cours des années antérieures.»
«Il a dit et répété que le programme triennal d’immobilisation, ce sont juste des chiffres en l’air, que ça ne veut rien dire, rappelle-t-il. C’est pourtant là que sont les plus gros investissements. En 2009, il a reporté le budget 2008, indépendamment des contraintes qu’on peut avoir en 2009. Il dit que plus tard, peut-être en juin, on apportera des modifications, mais pour l’instant on n’a rien de solide et de concret sur quoi s’appuyer.»