Le maire Émile Loranger se dit prêt à verser 50 000$ au Théâtre La Fenière, offre conditionnelle à la participation d’autres partenaires.
Bouée de sauvetage possible au Théâtre La Fenière
La Ville de L’Ancienne-Lorette accepte de lancer une autre bouée de sauvetage au Théâtre La Fenière. Cette fois, les élus autorisent une subvention de 50 000$, conditionnelle à l’appui de partenaires. Si tout fonctionne comme prévu, les nouveaux administrateurs toucheront 300 000$ pour remonter le courant financier et s’éloigner de la chute.
L’année dernière, la Ville avait effacé le compte de taxes de 2008, générosité à laquelle s’ajoute un congé pour 2009 et 2010. Le Théâtre La Fenière doit verser environ 15 000$ par année dans la mallette municipale lorettaine.
«Malgré tout ça, les états financiers démontrent que ce n’est pas suffisant», indique le maire Émile Loranger.
Pour de multiples raisons, l’achalandage fut en deçà des attentes l’été dernier.
La Ville de L’Ancienne-Lorette se dit prête à donner les 50 000$ si le Centre local de développement (CLD), le ministère de la Culture et des Communications et le Bureau de la capitale nationale lancent eux aussi leur bouée de sauvetage.
Selon le maire, les revenus annuels du Théâtre La Fenière en font un des établissements les plus payants dans le domaine au Québec. Le lieu culturel a d’ailleurs franchi le cap important des 50 ans en 2007.
En dépit de son passage à travers le temps, il se retrouve dans une situation précaire depuis quelques années.
«Ou le Théâtre La Fenière ferme ou il ne ferme pas, indique Émile Loranger. Si le Théâtre ferme, il ne rapporte plus de taxes. On peut aussi lui donner un break en espérant qu’il va s’en sortir. Il y a de nouveaux administrateurs qui sont habitués de gérer des activités théâtrales de façon rentable.»
Si différents partenaires dévissent un peu les valves de la bonbonne d’oxygène, le Théâtre La Fenière deviendrait sans doute rentable à court terme. C’est du moins l’avis du maire de L’Ancienne-Lorette.
Avec 300 000$, les administrateurs pourraient sortir l’établissement du gouffre, effacer le passé et repartir à neuf avec de nouveaux fonds de roulement.
«C’est un plus d’avoir le Théâtre La Fenière à L’Ancienne-Lorette», rappelle Émile Loranger.