Il n'y a pas d'endroit prédestiné pour vivre ses passions. Parlez-en à Caroline Bélanger, inscrite au programme Cirque du monde, qui s'envolera en mai prochain en direction du Burkina Faso, en Afrique, afin de participer à une aventure humaine qu'elle souhaite des plus extraordinaires.
Pendant son séjour, qui s'échelonnera sur quelque deux mois et demi, la jeune femme de 26 ans mettra à profit ses connaissances pour aller établir des liens avec les jeunes et leur rendre accessibles les arts du cirque. Ces enfants, blessés par la vie et souvent considérés comme des vauriens, retrouveront alors une lueur d’espoir par l'entremise de la magie du cirque, sa folie et les rêves qu'il suscite.
«Il suffit parfois d'une petite étincelle pour contribuer à la réintégration d'un jeune dans la société, de mentionner la principale intéressée. Grâce aux arts de la scène et de la rue, certains d'entre eux retrouveront une estime d'eux même et apprendront à vivre socialement.»
Sorte de
Patch Adams du cirque, Caroline Bélanger et les cinq autres aventuriers qui seront du voyage entendent agir à titre de porteurs d'espoir, afin de faire réaliser aux enfants burkinabés qu'il y a lieu de croire en un monde meilleur.
S'ils donneront énormément, notamment en temps et énergie, les participants ne souhaitent pas revenir de ce côté-ci de l'Atlantique les mains vides. Bien que les acquis ne seront en rien d'ordre matériel, n'en demeure pas moins que les expériences vécues pourraient être profitables pour les gens d'ici.
«Depuis 2001, j'ai voyagé dans plusieurs pays dont le Mexique, le Maroc, la Grèce, la Suisse, la Hollande ou encore la France. J'ai toujours eu la chance de faire profiter les gens autour de moi de chacun de mes périples. Je souhaite poursuivre dans cette direction.»
Diplômée en théâtre au Cégep Limoilou, c'est à la suite d'un refus aux admissions du Conservatoire d'art dramatique de Québec que Caroline Bélanger a trouvé ce à quoi elle souhaite consacrer sa vie. Par le projet Cirque du monde, elle se voit offrir la possibilité de jumeler ses multiples passions que sont le théâtre, le sport et le travail social.
«J'aime aider les gens, avoue la résidente du quartier Saint-Sauveur, sans créer chez l'auteur de ces lignes une grande surprise. Il y a toujours quelque chose de déstabilisant au fait de se retrouver devant l'inconnu. Il faut alors mettre nos méninges à profit et faire tout en notre pouvoir pour trouver ce petit je-ne-sais-quoi qui permettra au soleil de percer les nuages qui embourbent le ciel de l'autre. C'est ce que j'adore.»
Avis aux intéressés, Caroline Bélanger est toujours en quête de financement afin d'assurer la réussite de son séjour au Burkina Faso. Les personnes intéressées peuvent manifester leur appui via l'organisme Jeunesse du Monde, au
www.jeunessedumonde.qc.ca.