Le Conseil du patronat du Québec a tenu à rappeler à la ministre Jérôme-Forget l'importance de garder une vision de long terme.
Québec Hebdo
Le Conseil du patronat du Québec réclame un plan crédible de retour rapide à l’équilibre budgétaire
Participant aujourd’hui aux consultations prébudgétaires de la ministre des Finances du Québec, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a rappelé à Monique Jérôme-Forget l’importance de garder une vision de long terme afin que les mesures adoptées répondent à l’état réel de la situation et positionnent avantageusement les entreprises québécoises pour profiter de la reprise.
«Le gouvernement peut intervenir judicieusement en réalisant des investissements en infrastructures qui laisseront des actifs pour l’avenir, en stimulant les investissements privés qui renforcent la compétitivité de tous les secteurs industriels et en investissant dans le capital humain. Ces choix permettent d’agir puissamment sur notre économie sans retomber dans l’ornière des déficits structurels», a plaidé la directrice de la recherche et économiste en chef du CPQ, Norma Kozhaya.
Un plan crédible de retour rapide à l’équilibre budgétaire
Le risque que le gouvernement du Québec retombe dans les déficits chroniques préoccupe en effet le CPQ, qui souhaite que tout déficit attendu en raison de la conjoncture actuelle soit accompagné d’un plan crédible de retour rapide à l’équilibre budgétaire.
«Jusqu’ici, le gouvernement a su contrôler ses dépenses de programmes mieux que la plupart des gouvernements provinciaux et que le gouvernement fédéral. Nous sommes donc confiants qu’il est capable de poursuivre dans la même direction», a souligné la porte-parole du CPQ.
Des mesures fiscales pour susciter les investissements privés
Tout en réitérant la nécessité pour le gouvernement d’investir dans les infrastructures – incluant des investissements structurants en technologie de l’information et de la communication (accès à l’Internet haute vitesse en régions, informatisation des dossiers médicaux en santé, etc.), le CPQ a insisté pour que le gouvernement mette en place des mesures fiscales susceptibles de contribuer à la relance des investissements privés.
Le CPQ a recommandé notamment à la ministre de se pencher sur le fardeau fiscal que les entreprises assument même lorsqu’elles ne réalisent aucun profit. Pour le CPQ, le gouvernement devrait ainsi profiter de son prochain budget pour : procéder à une abolition anticipée de la taxe sur le capital pour l’ensemble des secteurs d’activité; stabiliser le niveau des taxes sur les salaires.
«Dans les deux cas, on parle de taxes que les entreprises paient indépendamment de leurs profits et dont le fardeau est plus élevé ici qu’ailleurs au Canada. Le gouvernement doit agir pour améliorer la compétitivité de notre régime fiscal à cet égard», a martelé Mme Kozhaya.
Soutien à la formation des travailleurs
Pour assurer une meilleure adéquation entre l’offre et la demande de main-d’œuvre qualifiée, et afin d’appuyer les employeurs qui souhaitent profiter du ralentissement pour former leurs travailleurs, le CPQ recommande à la ministre des Finances d’étendre le crédit d’impôt à la formation du secteur manufacturier à l’ensemble des secteurs jusqu’en 2012.
Le CPQ a suggéré également à la ministre de faire pression sur le gouvernement fédéral pour que le programme de l’assurance-emploi soit davantage mis à contribution en matière de formation des travailleurs.
(Source : CPQ)
Le document intitulé « Position prébudgétaire 2009-2010 du Conseil du patronat du Québec » est disponible à :
www.cpq.qc.ca