Hockey professionnel et éducation
La brutalité et la violence qui sont tolérées et même souvent programmées par le show-biz du hockey, diminuent et déprécient la valeur réelle des spectacles sportifs et empêchent souvent les meilleurs joueurs de fournir la pleine mesure de leurs habilités personnelles. Elles enlèvent toute valeur esthétique à l'activité et abaissent le spectacle au niveau des corridas, des batailles de coqs et des films de guerre, alors que c’est la non violence qui devrait être le propre et le but de l'activité d’humanisme moderne, qu'on devrait valoriser.
Si nos promoteurs sportifs accordaient plus d'importance à la coordination et à la beauté de l'habilité physique, qui donnent le vrai beau jeu, tous y gagneraient et on pourrait ainsi multiplier les Béliveau, Gretzky et Lafleur, qui savaient générer dams le hockey d'antan, une sorte d'émotion esthétique, laquelle embrasait les foules pour des raisons positives et valables.
D'autres sports réussissent très bien à contrôler et à réprimer la violence, et c'est triste de voir aujourd'hui, une aussi belle activité comme le hockey, perturber même le monde de l'éducation au point de devenir un des grands responsables du décrochage scolaire, 25 % au Québec, alors qu'il a déjà constitué à Québec, au temps du regretté Jean-Paul Poulin du hockey mineur et du Rouge et Or, la meilleure école de l'apprentissage de l’esprit d'équipe.
André Marceau, Québec