Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Josée Verner, la «fille» de Québec

Luc Fournier par Luc Fournier
Voir tous les articles de Luc Fournier
Article mis en ligne le 13 février 2009 à 15:28
Soyez le premier à commenter cet article
Josée Verner, la «fille» de Québec
«Les femmes, tu ne peux pas leur parler comme un bon vieux gars» – Josée Verner
Josée Verner, la «fille» de Québec
La ministre fédérale des Affaires interprovinciales, Josée Verner, a rarement congé des médias toute une semaine. Après avoir essuyé des critiques comme ministre du Patrimoine canadien – avec la saga des coupures en culture – et après une campagne électorale non moins difficile, la ministre de Québec est encore au centre de l’action dans les dossiers du Manège militaire, des commémorations du 250e anniversaire de la bataille des plaines d’Abraham et de l’eau contaminée de Shannon. Mais derrière ces piles de dossiers se cache une femme, une «fille», comme elle le dit elle-même. Québec Hebdo a voulu en savoir plus sur les petits à-côtés d’une ministre, et surtout de la femme de Québec.
Lorsqu’elle séjourne longtemps à Ottawa, qu’est-ce qui lui manque de Québec?

«On dit pas ça à une fille de Québec! Il y a une vieille expression qui dit "On peut sortir une femme de Québec mais on ne sort pas Québec d’une femme". Ça fait déjà cinq ans que je voyage à Ottawa. […] La famille, c’est sûr que ça nous manque, notre chez nous, nos habitudes. Mais les journées sont tellement occupées, ça passe tellement vite!»

Ses sorties préférées à Québec? «Ah! Chez moi!», dit-elle d’un ton soulagé, momentanément relaxée par le seul fait d’y penser. «Parce que ça nous manque. C’est sûr que les repas en famille, pour moi, c’est une fête. On a pas mal notre petite routine», d’indiquer la mère de trois enfants, maintenant adultes.

Mais même dans ces soupers du dimanche soir, difficile de fermer le dossier politique. «C’est difficile de ne pas parler de politique parce que la ligne est très mince entre la politique et l’actualité. En fait, la politique c’est un peu l’actualité et l’actualité devient question de politique aussi, du déneigement à l’alimentation en passant par le sport. Mais de façon générale, je demande plus ce que les autres membres de la famille ont fait durant la semaine.»

La fin de semaine, les éléments routiniers communs à tous demeurent, tout de même. «Le samedi matin, je vais faire mon épicerie, le dimanche, mon lavage. Ce que j’aime, quand j’ai la chance, c’est d’aller me promener dans les sentiers, faire du ski de fond. Mais même la fin de semaine, on a souvent des activités, des belles activités, qui nous font voir les gens de chez nous, raconte-t-elle.» La routine n’est toutefois par la même que pour la majorité, puisque l’épicerie se transforme plus souvent qu’autrement en une occasion, pour la députée, de rencontrer les citoyens de son comté.

Et pas question de s’y faire conduire. La ministre prend elle-même le volant de sa sous-compacte, lorsqu’elle est a Québec. «Une 2004!», ajoute-t-elle en riant. Rien à voir avec les idées préconçues qui poussent quiconque à croire qu’elle se déplace continuellement dans une Lincoln aux vitres teintées avec Alfred, ou Gontran, derrière le volant. Elle apprécie d’ailleurs la «liberté» de ne pas être constamment entourée.

Mais dans les moments où les critiquent fusent de toutes parts, finit-on par se faire une carapace? Comment rester zen malgré tout? «Je dirais que la critique, lorsqu’elle est constructive, je la trouve plutôt salutaire. Mais quand il y a des attaques personnelles ou des critiques qui ne sont pas fondées sur des faits réels, c’est plus difficile. Je me demande toujours comment je peux faire pour corriger ces faits-là, expliquer ce qui se passe réellement. Et je ne pense pas que je ferais du bon travail si je décidais de ne jamais écouter la critique, dans un esprit constructif. Mais il ne faut pas trop se laisser atteindre, parce qu’il y a des critiques qui sont véritablement gratuites et malheureusement, ce que je constate dans les dernières années, c’est qu’il y a beaucoup d’attaques personnelles. Ça, je trouve ça regrettable», ajoute celle qui a travaillé au cabinet du Premier ministre Bourassa et qui a œuvré dans le domaine des communications, dans le secteur public, pendant une vingtaine d’années, avant d’être nommé au cabinet fantôme de l’opposition, en 2004.

«La politique, c’est un milieu qui est encore très masculin.» La différence entre faire de la politique pour les hommes et pour les femmes? «L’approche d’une femme est différente et c’est le mélange de tout ça qui correspond à ce que reflète une société. Les dernières statistiques disent que les femmes, c’est 52% de la population. Tu ne peux pas leur parler comme un bon vieux gars, il faut avoir une approche qui s’adresse à ces femmes-là», d’affirmer Mme Verner, députée conservatrice de Louis-Saint-Laurent depuis 2006.

Mme Verner est, depuis les élections du 14 octobre dernier, ministre des Affaires intergouvernementales. Comment entrevoit-elle ce nouveau mandat? «C’est un rôle qui est particulièrement important. Quand j’ai rencontré le Premier ministre et qu’il m’a dit "J’aimerais que tu t’occupes des relations intergouvernementales", c’est sûr qu’il y avait quand même une crise économique à nos portes, alors ça devient encore plus important. Important dans le contexte actuel de crise économique, que tout le monde travaille ensemble. Il y a des drames humains importants qui vont se vivre au pays, des pertes d’emploi, des familles entières dans lesquelles – surtout dans les petites communautés – il y a parfois le conjoint et la conjointe qui travaillent dans la même entreprise. Alors quand les deux font face à la fermeture de l’entreprise, il n’y a plus de place à la petite politicaillerie, il faut vraiment que tout le monde travaille dans le même sens», faisant référence aux différents premiers ministres provinciaux du pays.

Vendredi, 16h30 : fin de l’entrevue. Josée Verner, qui cachait mal sa fatigue, allait bientôt entrer chez elle le temps d’un petit répit, avant une autre semaine chargée. Nul doute.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • «Participerez-vous aux activités entourant la présentation à Québec de la finale de la Coupe Vanier?»
  • Oui
  • Non